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Recettes pour un repas de fête
Datte: 09/01/2026, Catégories: #exercice, #délire, fête, aliments, Auteur: Cuisinier, Source: Revebebe
Elle arrive… Il faut que tout soit parfait. Aujourd’hui, je demande à la femme de ma vie sa délicieuse main. Pour me présenter sous mon meilleur jour, il me faut des arguments forts. On répète à l’envi que les femmes gardent les hommes par l’estomac (ou le sexe). Et pourquoi ne serait-ce pas l’inverse ? Alors, je vais chercher de l’inspiration pour la fêter galamment et de manière gourmande… Je me plonge dans mes livres de recettes, je sors donc mon tablier… Qui sait, si elle me dit oui, peut-être conjuguerons-nous le verbe aimer à tous les temps et dans toutes les positions, à tous les âges de notre vie ? Je rêve. Il n’est pas temps de m’égarer. J’ai du pain sur la planche. Premier ouvrage de référence :The naked cook. Cela me semble de circonstance. Il me faut une cuisine innovante, audacieuse et aussi un petit peu érotique. Je me lance dans la confection de mille délicatesses. Un cocktail pour commencer ? Il y en a tant et certains avec des noms tellement évocateurs… Royal Romance pour ma White Lady ? Sex on the Beach and Paradise ? Monkey Gland contre Pussyfoot ? Pour les mises en bouche, j’ai plusieurs idées. Tout d’abord, il me faudra effeuiller lentement, méthodiquement, cette belle batave jusqu’à la mettre à nu en abandonnant chacune de ses parures sur un canapé. Les rondelles de pomme d’amour ajouteront la couleur de l’interdit sur tant de splendeur naturelle. Sur cet écrin lascif, je compte dévoiler d’une caresse délicate l’indécence ...
... nacrée d’à mon sens, le plus beau des coquillages : la jolie moule poilue odorante à la senteur marine iodée. Un zeste de fantaisie et une pincée libertine aux boutons de rose constitueront certainement les tout premiers préliminaires de ce repas envoûtant. Parallèlement, la mignonne petite bouchée à la reine appelle pour la couronner, ma dodue crevette rose artistement décalottée, turgescente et noyée dans un soupçon de la sauce lubrique de ma belle Hollandaise. Un tel spectacle ne peut qu’éveiller les sens. Il me faut impérativement répéter ce chef d’œuvre débauché des hors-d’œuvre dépravés pour porter l’excitation à son comble. Ceci dit, j’aime aussi la chair animale et cette splendide rosette devant moi appellera certainement aussi mes lèvres empressées. Je veux pimenter cette rencontre polissonne et la rendre encore plus excitante en combinant la douceur vorace de ma truffe chaude dans la fraîcheur de la touffe rasée de la belle cressonnière. Pour varier les plaisirs, mon humble bâton de berger aux noix tendrement enveloppées sera aussi alors certainement englouti avec voracité. Ici, au salon, le champagne, ce jouissif, s’impose ! Les bulles de Bergères-lès-Vertus brut 1969 à dix degrés, pétilleront sur ma flûte givrée et feront étinceler ses beaux yeux de mille lueurs fauves et prédatrices. Avec un peu de chance, je pourrai cueillir à la commissure de ses lèvres vermeilles une ou plusieurs gouttelettes rondes égarées en territoire interdit avec une fraise ...