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Les Autostopeuses
Datte: 08/01/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CDuvert, Source: Hds
... soupçonnais même pas. Elles sont sorties des toilettes en riant, me laissant reprendre mon souffle seul un instant. Je me suis passé de l’eau sur le visage, fixant mon reflet dans le miroir crasseux. Mes joues étaient rouges, mes yeux brillants d’une lueur que je ne reconnaissais pas. Ce qui venait de se passer était insensé, mais mon corps, lui, ne mentait pas. J’ai rejoint Clara et Maëlle dehors; le soleil m’aveugla à nouveau, et je savais que ce voyage, ce n’était que le début d’un feu qui ne s’éteindrait pas de sitôt. La journée touchait à sa fin, quand après des heures de route sous un soleil de plomb, nous avons trouvé un petit camping au bord de la mer. La brise marine portait une odeur salée qui se mêlait au parfum de la pinède, et le bruit des vagues au loin avait quelque chose d’apaisant. Pourtant, en plantant la tente avec elles, je sentais mon cœur battre plus vite, anticipant ce que la nuit pouvait réserver. On a partagé un repas improvisé, assis sur des couvertures autour du réchaud butane. Clara et Maëlle riaient, partageant des anecdotes de leurs voyages, et moi, je les écoutais, un peu en retrait, un sourire idiot collé au visage. « T’as l’air ailleurs, Lucas. À quoi tu penses ? » m’a demandé Maëlle, ses yeux brillants sous la lumière vacillante des flammes. J’ai bafouillé un « À rien, juste fatigué », mais son sourire en coin montrait qu’elle n’y croyait pas une seconde. Quand la nuit est tombée, elles m’ont entraîné sous leur tente, un ...
... espace confiné qui sentait la toile humide et l’herbe écrasée. La lueur d’une petite lampe de poche éclairait à peine leurs visages, mais je voyais chaque détail : les cheveux de Clara, un peu en désordre après la journée, tombant sur ses épaules nues, et Maëlle, dont le débardeur moulait des courbes que je ne pouvais m’empêcher de remarquer. « Viens par ici, on va pas te laisser dormir tout seul », a murmuré Clara, sa voix rauque chargée de promesses. Je me suis allongé entre elles, maladroit, sentant la chaleur de leurs corps si proches du mien. Clara s’est glissée près de moi, ses doigts jouant distraitement avec une mèche de mes cheveux. Maëlle, de l’autre côté, s’est penchée sur moi, ses lèvres effleurant d’abord mon cou, puis descendant lentement sur mon torse. J’ai senti un frisson me parcourir quand elle a repoussé mon maillot de bain et que sa bouche m’a enveloppé, une chaleur humide et douce qui m’a fait hoqueter de surprise. Je voyais ses cheveux blonds tomber sur ma peau, ses mouvements lents et précis, et chaque sensation était comme une décharge, un mélange de douceur et d’intensité qui me coupait le souffle. « Détends-toi, laisse-moi faire », a-t-elle soufflé entre deux gestes, sa voix vibrante contre moi. Mes mains se crispaient sur la couverture sous moi, et Clara, riant doucement, a guidé mes doigts vers elle, posant ma paume sur la douceur de sa hanche. « Touche, ne reste pas là à rien faire », m’a-t-elle encouragé, un sourire moqueur aux ...