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Les Autostopeuses
Datte: 08/01/2026, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: CDuvert, Source: Hds
... pas regarder. » Elles ont ri toutes les deux, et moi, je serrais le volant à m’en faire mal aux jointures, sentant une chaleur embarrassante monter en moi. Maëlle a basculé la tête en arrière, ses lèvres entrouvertes laissant échapper un soupir discret. Clara s’est penchée vers elle, effleurant son cou de baisers légers, ses cheveux bruns tombant en mèches sur la peau de l’autre. Je voyais les lèvres de Clara bouger, déposer des traces humides sur la clavicule de Maëlle, et j’imaginais le goût salé de cette peau, la douceur de ces gestes. Mon regard allait de la route au miroir, et chaque fois, je découvrais un nouveau détail : la façon dont Maëlle mordillait sa lèvre inférieure, la courbe de son épaule dénudée, le mouvement de ses doigts qui s’agrippaient au siège. Mon corps réagissait malgré moi. Une tension douloureuse s’installait dans mon bas-ventre, une pression que je ne pouvais ignorer. Je sentais mon pantalon devenir trop serré, et chaque soubresaut de la voiture sur les irrégularités de la route amplifiait cette sensation. J’essayais de me concentrer sur autre chose, sur le ronronnement du moteur, sur le paysage, mais c’était peine perdue. Leur parfum, leurs soupirs, le frottement discret de leurs vêtements, tout me ramenait à elles. « Tu rougis, Lucas », a lancé Clara avec un rire moqueur, me tirant de mes pensées. J’ai bafouillé un « Non, c’est la chaleur » ridicule, ce qui les a fait rire encore plus fort. Maëlle a relevé la tête, croisant mon regard ...
... dans le rétroviseur. « Tu peux regarder, mais tu n’es pas obligé. », a-t-elle ajouté avec un clin d’œil. Mon cœur battait si fort que j’avais l’impression qu’elles pouvaient l’entendre, et cette frustration, ce désir brut qui montait en moi, me rendait presque étourdi. Je voulais qu’elles continuent, qu’elles aillent plus loin, mais en même temps, j’étais terrifié par ce que je ressentais. J’imaginais leurs mains sur moi, leurs lèvres ailleurs que sur leurs propres peaux, et cette pensée me faisait trembler. Mais je n’étais qu’un spectateur, condamné à regarder sans toucher, à ressentir sans agir. Chaque soupir de Maëlle, chaque murmure de Clara, était comme une vague qui me submergeait un peu plus. L’odeur de leur peau, mêlée à celle du cuir usé des sièges arrière, emplissait mes narines, rendant l’air presque irrespirable. Dans le rétroviseur, je voyais leurs gestes devenir plus audacieux, plus intimes, comme si elles avaient décidé d’oublier complètement ma présence, ou peut-être de m’entraîner encore plus loin dans leur jeu. Clara, d’un mouvement lent, a glissé sa main sous le débardeur à moitié ouvert de Maëlle, ses doigts remontant le long de son ventre avec une précision qui semblait calculée. Je pouvais distinguer le frisson qui parcourait la peau de Maëlle, la façon dont ses muscles se tendaient sous cette caresse, et ses seins qui se dévoilaient un peu plus à chaque mouvement sous la dentelle noire de son soutien-gorge. Leurs corps semblaient danser ...