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Journal d'un monstre 1
Datte: 07/01/2026, Catégories: #journal, #réflexion, #psychologie, #drame, #vengeance, #adultère, #différencedâge, fh, fplusag, profélève, pénétratio, Auteur: Rainbow37, Source: Revebebe
... a rejoints dans l’entrée, un enfant dans les bras. Mon souffle s’est coupé. Je n’ai pas eu besoin qu’il parle ; dès que j’ai vu ce visage, mon cœur a vacillé. Des mèches blondes lumineuses, de grands yeux bleus qui brillaient malgré une légère fatigue sur son visage… Le portrait craché de Justine. J’ai à peine entendu ses excuses : « Je suis désolé pour le retard, ma fille est un peu malade aujourd’hui, et je n’ai personne pour la garder. » Sa fille. Cette révélation m’a frappée comme un coup de poignard. Je ne savais même pas que l’enfant de Justine était une fille. Il nous a guidés jusqu’au deuxième étage et c’est seulement en entrant dans ce modeste appartement que j’ai compris. C’était chez lui. Chez Vincent. Et moi, que pouvais-je faire ? Descendre quelqu’un qui jongle entre travail, études, et responsabilités parentales avec une telle dignité ? Comment aurais-je pu l’enfoncer après ça ? Non. Pas cette fois. Alors, j’ai laissé sa tutrice mener l’entretien en acquiesçant de temps en temps, puis je suis sortie de chez lui avec un goût amer de la défaite dans la bouche. J’enrage de ne pas avoir pu dire ce que je voulais, de ne pas avoir pu frapper là où ça fait mal. Aujourd’hui, c’est lui qui a eu l’avantage, même s’il ne le sait probablement pas. Et cette petite fille… Son image ne me quitte plus. Il est quatre heures du matin, et je n’arrive toujours pas à fermer l’œil. Je suis restée éveillée toute la nuit, l’esprit embrouillé, le cœur lourd. ...
... Après cette journée aussi exaspérante qu’humiliante, j’ai attendu que Patrice rentre de sa soirée. J’avais besoin de lui parler, de lui raconter ce rendez-vous insupportable avec Vincent et sa tutrice, de partager ce poids qui m’écrase. Mais lorsqu’il est enfin rentré très tard dans la nuit, visiblement éméché, il n’a montré qu’un intérêt poli. À peine quelques hochements de tête avant de se glisser dans le lit, et il m’a laissée plus seule que jamais face à mes tourments. J’aurais voulu lui crier dessus, lui reprocher de ne jamais être là quand j’en ai besoin. Mais à quoi bon ? J’ai fini par rester dans la cuisine, seule, à ressasser le fil de cette journée. Chaque regard, chaque mot, chaque silence. La scène de cette petite fille dans les bras de Vincent revient sans cesse me hanter. Ses cheveux, ses yeux… Elle ressemble tellement à Justine. Comment est-ce possible ? C’est dimanche, et je suis encore seule. Patrice est parti tôt ce matin, une fois de plus, pour aller prendre un café sur le marché. Il me laisse là, à errer dans cette maison devenue si vide, si froide. Depuis quelques jours, un doute insidieux s’est installé en moi, et il grandit. À quoi je sers encore ? Je ne me sens plus mère depuis ce jour funeste. Mon rôle d’épouse est un simulacre ; Patrice et moi ne partageons presque plus rien. Et mon métier, qui autrefois me portait, est devenu une arène où je combats des ombres. Je n’aurais pas dû une nouvelle fois décaler mon rendez-vous chez la psy. Je ...