1. Poursuite Policière


    Datte: 06/01/2026, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Jay, Source: Hds

    Enfin l’été ! me dis-je. Enfin, car avec l’arrivée des beaux jours, les sourires refleurissent et les corps se dévoilent un peu, laissant entrevoir le meilleur de ce qui reste caché — offrant à nos esprits, déjà bien éveillés à la salacité, de quoi se rincer l’œil, ou mieux encore, rêvasser.
    
    J’adore la belle saison, surtout pour ses virées à vélo. C’est l’excuse idéale pour admirer des mecs canons aux mollets, cuisses et fessiers sculptés.
    
    Ce matin-là, malgré une chaleur persistante en cette journée de congé, je décide de me lancer sur les pistes cyclables pour une rando d’environ 50 km. J’enfourche ma bécane, prêt pour l’aventure. Car aventure il y aura.
    
    Je suis particulièrement en forme et j’avale les premiers kilomètres avec une certaine aisance. L’air est limpide, le ciel d’un bleu éclatant, et le thermomètre oscille autour de 24 degrés. Que pourrait-on espérer de mieux ?
    
    Après une vingtaine de bornes, un cycliste me lance : « Attention à votre gauche ! » Je tourne légèrement la tête pour apercevoir celui qui tente de me dépasser : un homme d’environ quarante ans, belle carrure, peau basanée, bien en selle sur une monture qui, ma foi, vaut son pesant d’or. Je lui souris pour lui signifier que j’ai reçu le message. Il me rend la politesse, dévoilant une dentition d’une blancheur immaculée.
    
    Pendant qu’il effectue son dépassement, j’en profite pour observer sa monture... mais surtout le cavalier, moulé dans son armure de spandex. Ses bras musclés, son maillot ...
    ... entrouvert laissent entrevoir un torse superbe, discrètement couvert d’une fine toison. Comme dans un film, il passe lentement à mes côtés, me laissant tout le loisir d’examiner la marchandise.
    
    Il me jette un rapide coup d’œil, s’assure que je suis bien derrière lui, puis revient dans la voie de droite. Ses fesses, qui ondulent au rythme du pédalier, sont un véritable rêve. Ses mollets, tout autant. J’essaie de le suivre. Mais il est plus rapide que moi. Il s’éloigne, lentement, à regret… jusqu’à devenir une petite tache jaune à l’horizon. Quel dommage !
    
    Je poursuis ma route en accélérant le rythme. À peine cinq kilomètres plus loin, je le retrouve. Lui, dans sa combinaison jaune éclatante, immobile. Il est assis sur un banc au bord de la piste. Sa chevelure noire, dense et brillante, encadre une barbe soigneusement taillée, lui donnant ce charme latino qui électrise les sens. Ses bras reposent sur le dossier, les pieds bien ancrés au sol, la tête levée pour capter ces rayons de soleil salutaires.
    
    Je me demande que faire. Ralentir à l’approche de sa position ou continuer ? Je suis indécis. Ce sourire aperçu plus tôt… était-ce mon imagination ? Je ne sais plus. J’aimerais tant avoir un indice, un signe pour confirmer. Je tente ma chance et ralentis. Je ne suis plus qu’à cent mètres de lui. Que lui dire ? Mon cœur s’emballe. Mon esprit s’embrouille. J’ai peur de balbutier des incohérences.
    
    Plus que cinquante mètres. Je cesse de pédaler. Le dérailleur émet ce bruit ...
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