1. La chute


    Datte: 12/04/2025, Catégories: extracon, voisins, vacances, mélo, extraconj, Auteur: Bichou, Source: Revebebe

    ... rends compte, c’est toi ça ?
    — Oh ! Tu m’as aussi vu dans la boîte. J’ai honte.
    — On aurait dit une entraîneuse qui chasse le client.
    — …
    — Après ce que j’ai vu dans ta chambre, le client en a eu pour son argent.
    — Tu me prends pour quoi ?
    — Ne m’oblige pas à te répondre.
    
    Mathilde baisse les yeux, honteuse. Comment a-t-elle pu ?
    
    — Tu m’as trompé, trahi. Tu le connais depuis combien de temps ? C’est ton amant ?
    — Non, je n’ai pas d’amant, nous les avons rencontrés en arrivant quand on s’est installé.
    — À peine arrivée, avec un inconnu ? Tu ne me feras jamais croire ça. Tu avais tout organisé.
    — Non, je n’y avais jamais pensé avant, c’est Lucie.
    — Lucie ? Ben voyons, elle a bon dos Lucie. C’est avec ta voiture que vous êtes sortis, c’est toi qui l’as entraînée. Ce n’est pas elle que j’ai vue à poil se donner en spectacle.
    — Noon !
    
    Quelques jours plus tard, malgré les supplications de Mathilde qui espère encore que tout peut s’arranger, Paul quitte définitivement leur domicile, pour emménager dans un petit appartement avec sa fille.
    
    Il contacte un avocat qui envoie à Mathilde le courrier tant redouté.
    
    ---oOo---
    
    Je n’ai pas de nouvelles de Lucie depuis notre retour. Il faut que je l’informe de ce qui m’arrive, et surtout lui dire tout ce que j’ai sur le cœur.
    
    C’est son mari Gérard qui décroche :
    
    — Bonjour Mathilde. Lucie est chez sa mère, elle sera là demain…
    — Tu pourras lui dire de me rappeler ?
    — Tu sais, Lucie m’a tout avoué.
    — Tout ?
    — ...
    ... Oui son dérapage avec le voisin. Je lui ai pardonné, c’était la première fois, elle me l’a juré, j’ai toute confiance en elle. Si tu ne l’avais pas entraînée, rien ne serait arrivé.
    — Quoi ?
    — Je ne te jette pas la pierre, c’est ta vie… Je ne te savais pas comme ça. Je peux comprendre ton mari.
    — Quoi ?
    — Pauvre Paul, tu le trompes depuis combien de temps ? Quand je l’ai vu dimanche soir, il était effondré. J’ai eu peur qu’il ne fasse une bêtise.
    — Qu’est-ce qu’il t’a dit ?
    — Il m’a raconté comment il t’a surprise et comment il a tabassé ton amant.
    — C’est tout ?
    — Oui… C’est déjà beaucoup.
    
    Ouf ! Je respire. Paul est un gentleman, il n’a pas montré les photos de ma déchéance ni parlé de la trahison de Lucie.
    
    — Et Lucie ?
    — Elle m’a avoué son dérapage en rentrant. La pauvre, elle t’a suivie, je lui ai pardonné.
    — Mais, non !
    — Tout de même, t’aurais pu voir ton amant sans l’entraîner. Elle t’en veut.
    — … Oh !
    — Je ne vais pas te faire la morale, tant pis pour Paul…Maintenant que tu es libre, tu peux passer me voir ?
    — Quoi ?
    — Lucie n’est pas là, Paul te rejette, viens me voir, une petite soirée en tête à tête.
    — Quoi, tu veux ? … Tu me prends pour quoi ?
    — Lucie m’a raconté ce que tu lui as confié… Tu m’as toujours plu. Je n’osais pas. Ne sois pas étonnée si j’ai envie de passer un moment avec toi,
    — Mais, mais ???
    — Pas de simagrée avec moi… un de plus, un de moins…
    — Salaud !
    — Paul est vraiment aveugle, ou trop bête. Viens, tu ne le regretteras ...
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