1. La chute


    Datte: 12/04/2025, Catégories: extracon, voisins, vacances, mélo, extraconj, Auteur: Bichou, Source: Revebebe

    ... je n’ai pas envie de refaire ma vie avec une autre.
    
    Mes pensées sont interrompues par le greffier qui nous appelle.
    
    ---oOo---
    
    Comment Paul et Mathilde en sont arrivés à se retrouver dans le bureau du Juge des Affaires Familiales après 17 années d’un bonheur sans failles et deux beaux enfants ?
    
    Mathilde n’avait jamais trompé Paul… mais la chair est faible. En rentrant chez eux, Mathilde espère oublier cette aventure qu’elle regrette. Mais elle trouve sur la table une enveloppe contenant des photos d’elle avec son amant. Paul est parti, il a quitté leur foyer.
    
    Une semaine passe, la porte d’entrée s’ouvre enfin. C’est Paul, le cœur de Mathilde fait un bond.
    
    Après quelques mots d’explication, le silence s’installe, seulement entrecoupé par les sanglots et les reniflements de Mathilde. Paul n’est pas décidé à pardonner.
    
    Soudain, Mathilde semble sortir de sa léthargie :
    
    — C’est bien toi qui as pris ces photos ?
    — Tu croyais qu’elles venaient d’où ? Bien sûr, c’est moi qui les ai prises. Je t’ai vu avec Lucie et ces deux types. Pas besoin de me faire un dessin.
    — C’est donc toi qui as pénétré dans le chalet ? C’est toi qui les as agressés, tu n’es qu’une brute.
    — Ma colère était telle que j’aurais pu les tuer à main nue. Je me suis enfui pour ne pas commettre l’irréparable.
    — Si tu étais là, pourquoi n’es-tu pas intervenu plus tôt ? Tu aurais pu éviter le pire !
    — Le pire ? Tu te fous de ma gueule. Le pire était passé.
    — Quoi ?
    — Tu oublies la ...
    ... première nuit que tu as passée avec lui.
    — Oh ! Tu sais.
    — Le soir, quand tu as oublié de m’appeler… ça ne te rappelle rien… J’ai été étonné de ton silence… Le matin, tu devais être à poil à côté de lui quand tu me téléphonais ?
    — N’ non… dit-elle timidement.
    — Tu me prends pour un imbécile. J’ai vite compris qu’il se passait quelque chose.
    
    Mathilde ne sait plus quoi dire, elle a honte. Ainsi, Paul avait tout compris. Le matin, elle avait cru pouvoir faire illusion, mais sa voix l’a trahie.
    
    — Pardon, mon Chéri, pardon.
    — J’aurais pu te pardonner le dérapage du premier soir, te rendant compte au matin de ton erreur. J’étais venu pour en parler avec toi, je n’aurais pas cru que ce n’était que le début de ta semaine de débauche.
    — …
    — Quand je suis arrivé, j’ai croisé ta voiture, je l’ai suivie. Vous étiez bien accompagnés. Sur le coup, j’ai pensé à une simple relation de bon voisinage pour une soirée au restaurant. Quel naïf ! Je te faisais tellement confiance. J’ai même failli venir vous voir en toute innocence. Puis je t’ai vue rire à la moindre de ses paroles et l’embrasser sans aucune retenue.
    — Oh !
    — Dans le restaurant, tu riais fort, il t’embrassait à pleine bouche. Je ne t’ai jamais vu comme ça. Vulgaire, c’est le mot, tu étais vulgaire. Je ne reconnaissais pas ma femme, en cette femme qui se donnait en spectacle.
    — Noon…
    — Et la soirée n’était pas finie, dans la boîte, ç’a été pire. Te voir t’exhiber devant tout le monde, les seins à l’air en dansant. Tu te ...
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