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Rêve de femme
Datte: 06/04/2025, Catégories: fh, train, amour, conte, rencontre, extraconj, Auteur: Maryse, Source: Revebebe
... dans le regard à la fois intense et chaleureux qui l’enveloppait, en vibrant de passion contenue. Avec douceur, Gérard lui effleura le visage de ses doigts avant de parcourir lentement le pourtour de ses lèvres en la faisant fondre d’émotion. Poussée par le désir, elle l’enlaça par le cou et avança le visage réclamant un baiser. Mais Gérard continuait à lui caresser la bouche, le menton. Contenant un gémissement de frustration, elle se lova plus intimement contre lui, son corps épousant le sien. Elle brûlait qu’il l’embrasse vraiment. Entièrement, profondément, passionnément. Soudain, elle comprit. Gérard ne voulait pas la brusquer, il attendait qu’elle décide de la suite des évènements. Il se souciait vraiment d’elle, au plus profond de lui-même. Et cela lui fit mal, mal de savoir qu’elle ne resterait avec cet homme que quelques heures. Eh bien, elle allait profiter de cette nuit pour lui donner ce qu’il désirait car elle aussi le voulait vraiment. Et puis, à l’aube, elle enfouirait au fond de son cœur tout ce qu’ils auront partagé ensemble. C’est pourquoi elle devait s’efforcer de ne pas trop s’attacher à Gérard. En revanche, elle comptait profiter pleinement de cette nuit, une nuit durant laquelle elle serait chérie, désirée et aimée même si elle savait pertinemment qu’il ne s’agissait que d’une illusion. Car au fond d’elle, c’était d’un vrai mari qu’elle avait besoin, pas d’un amant d’un soir. Le mari qu’elle n’avait jamais eu ! Et elle était certaine que Gérard ...
... aurait pu en être un de merveilleux. Pour l’heure, elle devait se contenter de ce que le destin lui offrait : un mari de substitution pour un temps limité. Aimer et être aimée, sans penser à ce qui se passerait après ! Et lorsque, d’un geste très tendre, Gérard lui releva le menton du bout de l’index et qu’elle vit le visage de celui-ci s’approcher du sien, son cœur manqua un battement et son souffle se suspendit dans l’attente de ce qui allait se passer. Quand leurs lèvres se rencontrèrent enfin, ce fut si éblouissant qu’elle en poussa un gémissement de volupté. L’espace d’un instant, elle se demanda comment un baiser pouvait être aussi doux, aussi tendre, aussi prometteur, comment un baiser pouvait-il la transporter à ce point ? Elle était surprise par l’intensité et la richesse des émotions qui l’envahissaient et qu’elle n’avait jamais éprouvées auparavant. C’était comme si elle avait enfin trouvé sa place entre les bras qui l’enlaçaient. Comme si, à travers cette étreinte, Gérard lui offrait une nouvelle existence. Elle se sentait bien. En sécurité. En accord avec elle-même. Alors elle se donna totalement, sans restriction. Puis, l’instant d’après, toute pensée consciente la déserta. Il n’y eut plus que le contact affolant de leurs deux bouches et la prise de conscience stupéfiante que plus rien n’existait que cette lente et voluptueuse invasion qui prenait possession de tout son être. Elle s’accrochait aux épaules de Gérard comme si son existence entière en dépendait. ...