1. Rêve de femme


    Datte: 06/04/2025, Catégories: fh, train, amour, conte, rencontre, extraconj, Auteur: Maryse, Source: Revebebe

    ... porter à ses lèvres pour y déposer un baiser plein de promesses. Il avait conduit en silence, sans à-coup, en gardant sa main dans la sienne. La chaleur qui se diffusait contre sa paume s’était répandue partout en elle. Elle n’avait pas cherché à décrypter ses émotions, elle s’était contentée de profiter pleinement du moment présent et du bien-être que ce doux et tendre intermède lui procurait. Oh, bien sûr, il y avait cette petite voix tout au fond d’elle-même qui venait jouer le trublion. Non, ne fais pas cela, lui criait sa raison. Tu es mariée et mère de famille. Tu ne ressortiras pas indemne de cette aventure sans lendemain !
    
    Et maintenant que Gérard l’avait fait entrer dans sa chambre à coucher, elle sentait la panique la gagner. Le désir et l’excitation aussi. Tout son corps tremblait imperceptiblement. Sa conscience lui ordonnait de tout arrêter, de commander un taxi et de s’en aller. Mais elle l’ignora. Elle ne voulait plus penser, juste se sentir aimée.
    
    — Tu es ici chez toi… souhaites-tu une tasse de thé ou préfères-tu te rafraîchir ?
    
    La voix douce l’effleura comme une caresse. Gérard s’était approché d’elle dans son dos. Et lorsque ce dernier l’entoura de ses deux bras, une intense émotion l’assaillit. Une troublante chaleur irradiait de là où leurs deux corps étaient en contact. Son pouls se précipita brusquement. Gérard, visiblement aussi ému qu’elle, ne bougeait plus, le menton sur son épaule, la joue contre la sienne.
    
    Elle avait une conscience ...
    ... aiguë du corps qui se pressait contre elle. Elle avait l’impression que Gérard l’enveloppait de tout son être, de son essence même. Elle était imprégnée de sa chaleur, de son odeur, et partageait son désir. La raison aurait voulu qu’elle rompe cette étreinte, qu’elle se dise que s’y abandonner était une lourde erreur, mais elle en était incapable. Au contraire, elle était irrésistiblement attirée par Gérard. Tout ce qu’elle voulait, c’était qu’il continue à la serrer dans ses bras. Aimer et être aimée, même si cela ne durait qu’une seule nuit…
    
    Combien de temps restèrent-ils ainsi, elle n’aurait su le dire ? Elle n’osait plus bouger d’un millimètre de peur de briser l’enchantement. Puis les mains posées bien à plat sur son ventre se mirent doucement en mouvement. Les doigts, qui dessinaient de douces arabesques sur son corps semblaient allumer un sillage incandescent sur sa peau. Le souffle chaud et légèrement haletant sur sa joue agissait comme une bourrasque sur les braises de son désir.
    
    Le léger baiser d’une infinie douceur que Gérard déposa au creux de son cou la fit fondre d’émotion. Un bref soupir de plaisir s’échappa de ses lèvres entrouvertes. Soudain, il lui semblait naturel et juste d’être blottie dans ses bras, de partager ce moment intime avec lui. Quelque chose céda dans son cœur. Elle se retourna dans ses bras et se blottit contre lui. Elle était incapable de parler. Elle voulait juste qu’il sache qu’elle le désirait. Le temps s’arrêta alors qu’elle se perdait ...
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