Moments de grâce
Datte: 02/04/2025,
Catégories:
inconnu,
campagne,
avion,
revede,
Voyeur / Exhib / Nudisme
portrait,
rencontre,
Auteur: Iovan, Source: Revebebe
... avant le parc.
J’aimais bien ce parcours. Je l’avais découvert quelque temps auparavant et venais de temps à autre y marcher, il y avait des coins un peu plus loin où j’avais trouvé des simples intéressants : sauge des prés, calament, origan, ainsi que pas mal d’autres plantes qui agrémentaient ma balade d’un petit côté rousseauiste herborisant.
Après un bout de chemin en contre-allée sur une rocade très passante, on laissait une piste cyclable et la balade se faisait plus agréable… je n’y croisais pratiquement personne, promeneur solitaire…
Ce matin-là, je commençai ma balade un peu tard, une insomnie m’avait tenu éveillé une partie de la nuit et je ne m’étais rendormi qu’au petit jour pour me réveiller à neuf heures ! Feignasse… !
Je me douchai, pris deux expressos, un croissant… une bricole par ci, un machin par là… Dix heures !
« Non ! Là, c’est pas sérieux… ça va vraiment pas… ! Il va falloir se gendarmer… ! » L’excellent Victor Lanoux, dans le non moins excellent film de Bernie Bonvoisin « Les démons de Jésus » venait me faire la leçon…
Je sautai dans ma Lancia et peu de temps après, j’étais sur place.
Je commençai ma balade. C’était une belle matinée de printemps et il faisait déjà presque chaud. Je marchais, tranquille, du pas du flâneur, nez au vent… Un bourdon passa, le léger zonzon de son vol lourd me distrait un instant du vacarme qui provenait de la voie rapide à quelques mètres en contrebas. Dans quelques centaines de mètres, je ...
... bifurquerais à gauche et là, adieu le rail de métal hurlant… les bouffées de puanteur suffocante des gaz d’échappement… le bruit… rumeur urbaine si présente dans notre quotidien qui, où que l’on aille, ne nous quitte jamais vraiment. M’intéressant au vol louvoyant d’un milan, à la démarche mécanique d’une pie… je l’oubliai presque.
Dans mon champ de vision, quelque chose n’allait pas… un de mes lacets défaits m’obligea à m’arrêter. Je me baissai pour mater le lacet rebelle.
C’est alors que je vis une petite Fiat bordeaux, clignotant à peine mis, quitter la voie et s’engager sur la bande d’arrêt alors qu’elle roulait encore assez vite. Avec un coup de frein brutal, la petite voiture s’arrêta, la portière-conducteur s’ouvrit à la volée et une très jolie jeune femme brune en bondit comme une diablesse sort de sa boîte.
La démarche précipitée pour contourner la petite voiture, à petits pas prestes presque sautillants en même temps qu’une légère torsion du bassin, la dénonça immédiatement… la pauvrette était tenaillée par une terrible envie de faire pipi et la grimace du joli visage chiffonné disait la hantise de ne pas arriver à temps pour pouvoir s’accroupir et baisser la petite culotte…
Je m’étais arrêté pour renouer mon lacet près d’un buisson qui me cachait à sa vue, et n’avais plus aucune envie de me relever…
Je la vis d’un geste preste baisser une petite culotte mauve et dans le même mouvement s’accroupir avec une rapidité qui disait son affolement. Alors, avec un ...