1. Coralie


    Datte: 28/03/2025, Catégories: fffh, extracon, amour, pénétratio, Auteur: Roy Suffer, Source: Revebebe

    ... vivez-vous ou survivez-vous dans ces conditions extrêmes d’isolement ?
    — Comme survie, c’est plutôt pas mal. On a tout le confort cent pour cent écolo : Maison super-isolée, pompe à chaleur en prélevant de l’eau de mer, électricité éolienne et solaire, eau chaude solaire, huit mètres cubes de réserve d’eau de pluie parfaitement filtrée, Internet par satellite, téléphone cellulaire.
    — Super ! Et pour la nourriture ?
    — Au début, on a fait comme tout le monde, le supermarché de Granville avec des caddies pleins. Mais maintenant, on est quasiment autonomes, à part le chocolat. On a quelques moutons et donc quelques agneaux chaque année, des poules pour les œufs, et on en mange une ou deux par an, quelques lapins et tout ça vivent de nos épluchures et d’un peu d’herbe fauchée, du foin, quoi. Les légumes poussent à foison, cette année on va même avoir des fruits. Jusque là, on se contentait de fraises, de groseilles et de framboises. Mais il ne faut pas croire, le climat est encore plus doux que sur Chausey. Seul défaut, on est plus exposé au vent. Et puis il y a la pêche, sur des îles vierges comme ça c’est miraculeux. Les bars en quantité et de belles tailles, les soles, les dorades, et aux grandes marées des kilos de coquillages, et vraiment de tout.
    — Et alors, vous continuez vos boulots ou plus du tout ?
    — Moi, je continue de faire des consultations sur Internet. Gérard a déposé des demandes de brevets pour ses miroirs, devenus industriels, et touche des royalties, ...
    ... Philippe a loué son atelier numérique à ses successeurs et a déposé ses modèles, de quoi remplir le réservoir du bateau et acheter le peu de choses dont on a besoin.
    — En fait, moi je m’occupe surtout de la nourriture : je fais le jardin, je m’occupe des bestioles et je vais à la pêche. Philippe est resté l’artiste…
    — Redevenu. Fini le numérique et le comblanchien, je travaille à la main sur du granit local. Il y a peu de gens pour sculpter le granit, trop dur. Je refais des trucs pour des églises, des maisons en restauration et je me fais payer très cher.
    — Ça, c’est une habitude que la Miss nous a donnée. Elle vendait nos trucs à des prix qu’on n’aurait même pas imaginés.
    — Hé ! Le talent, ça se paye ! Bon, on va faire la visite et après on se préparera un bon repas. Gérard, tu nous cueilles quelques coquillages et quelques légumes, s’il te plaît ? Des huîtres sauvages, et puis des palourdes peut-être…
    — Bon pour les huîtres, mais pas de palourdes, la mer est trop haute. Par contre, je prends le crochet, je vais bien débusquer un ou deux tourteaux…
    — Parfait, merci.
    
    Incroyable, et ça ne prend pas plus de temps que de mettre des sacs dans la voiture, faire dix bornes dans les embouteillages ; prendre un caddy, chercher les produits qui sans cesse changent de place, de marque, ou ne se font plus ; forcer le passage à cause des gens qui discutent dans les allées ; poireauter une demie-heure aux caisses en étant toujours dans celle qui n’avance pas ; vider le caddy dans le ...
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