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Retrouvailles
Datte: 26/03/2025, Catégories: fh, copains, caférestau, école, amour, noculotte, caresses, nopéné, confession, nostalgie, rencontre, amouroman, Auteur: Petitjean, Source: Revebebe
... j’y suis très bien. — J’aimerais être comme toi ! Avoir une crise d’ado ! Je me rends compte que j’ai passé trente ans de ma vie à faire plaisir aux autres sans penser à moi (ou très peu) ! Je suis quand même très fier de ma fille qui rentre en cinquième année de médecine et de mon fils qui va faire un DCG, s’il a le bac. N’oublie pas de me raconter ce que tu fais pendant cette crise d’ado indéfinie ! cela me rappellera nos années collège et ça me donnera des idées à faire aussi ! — J’ai toujours aimé nos échanges de collégiens ! Et ça me fait du bien ce que tu me dis aujourd’hui. Merci — Envoie-moi quelques photos de toi. J’aimerais, si tu le souhaites, t’en envoyer de moi. Nous échangeâmes quelques photos de nos vies et nous commençâmes une relation épistolaire de l’ère moderne, c’est à dire sur Messenger parce qu’après quarante ans, on reste sur Messenger. Les photos m’ont renvoyé l’image de la jolie fille du collège. Châtain, environ 1,65 m, quelques rondeurs de plus qu’au moment de notre adolescence, mais quoi de plus normal. Une photo à la plage m’a particulièrement émoustillé. — Tu n’as pas changé malgré les années ! La barbe te va très bien. — Sans ces photos, y compris sans cheveux, je crois que j’aurais reconnu la meuf derrière moi en cours de maths — Mais dis-moi pourquoi on est jamais sorti ensemble ? Si c’est comme ça qu’on dit aujourd’hui ! Je me rappelle pas des cours de maths dont tu parles, mais je me souviens du sentiment de vouloir franchir le ...
... pas sans y arriver ! — Ah ah, pourquoi on était des ados timides et mal dans nos peaux, je ne sais pas, mais c’est sans doute une explication du pourquoi on est jamais sorti ensemble — Mais oui, je me souviens du sentiment qui nous a suivi que nous n’avons pas su gérer et qui finalement fait que nous sommes liés par quelque chose qui nous appartient encore aujourd’hui. — C’est joli, tendre et beau — Tout ce que nous avons fait ne doit pas être regretté et je nous souhaite de faire du beau dans tout ce que nous ferons — Ça va pas être facile, mais choisissons le beau pour nous, pour ceux que l’on aime et pour les autres Les jours suivants nous les passâmes à échanger des mots. À nous souvenir de nos échanges. — J’ai relu tes lettres que tu m’as envoyées entre 1991 et 1992 ! Ça m’a fait beaucoup plaisir que tu m’appelles « beauté fatale », mais putain qu’est-ce que j’étais chiante ! À changer de mecs tous les trois-quatre matins dont je ne me rappelle même pas les prénoms ! Alors que j’avais ton amour sous les yeux que je n’ai pas vu ou pas voulu voir. — Ah ah, oui, je me souviens de ces lettres. Elles étaient jolies. Et nous étions un peu perdus tous les deux pour des raisons différentes et tellement pas sûr de nous que nous ne pouvions pas voir grand-chose. — En relisant ces lettres, elles m’ont fait du mal, et du bien en même temps. J’ai ressenti les sentiments que tu avais pour moi à l’époque. De l’amour sûrement, mais aussi du mépris par rapport à ce que je ...