1. Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale (39) : « Tullia et Bérénice »


    Datte: 24/03/2025, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... moment de plénitude. Reprenant leur souffle, yeux fermés, elles laissent courir leurs bouches le long de leurs cous graciles.
    
    La tendresse prend la suite du plaisir. Bérénice se love dans les bras de Tullia, qui la couvre de baisers et caresse ses cheveux.
    
    • Mon amour, c’était absolument merveilleux. Je n’ai jamais eu autant de plaisir. Je suis si heureuse. Je suis ta femme désormais.
    
    • Tu m’as surpris, Bérénice. Tu es certaine que c’était vraiment ta première expérience ?
    
    • Je te le jure ! Mais j’y pense depuis longtemps. Titus m’a souvent dit que tu étais tribade et qu’il rêvait de nous voir ensemble. Et quand je t’ai vue, une force irrésistible m’a poussé vers toi.
    
    • Je t’aime, Bérénice. Je t’aime, je t’aime, je t’aime !
    
    Pendant les quelques jours du séjour de Bérénice à Alexandrie, les deux amantes se sont aimées passionnément, se promenant enlacées, main dans la main, sans crainte du scandale. La veille de son départ, Bérénice dit à Tullia qu’elle avait envie de rester avec elle, que l’idée qu’elles se séparent lui est insupportable. Puis elle demande à Tullia de venir avec elle, rejoindre ensemble Titus sous les murs de Jérusalem. Tullia se veut raisonnable pour deux. Se séparer de sa bien-aimée lui déchire le cœur, mais afficher un trio en pleine guerre ne serait pas accepté, surtout de la part de Vespasien. Bérénice lui promet de venir la chercher, avec Titus, pour que tous les trois ne soient plus jamais séparés.
    
    Alors que les deux amantes se ...
    ... quittent après avoir beaucoup pleuré, le lendemain, Vespasien fait son entrée triomphale à Alexandrie.
    
    ***
    
    Vespasien est un homme prudent et rusé. Il va attendre en Egypte que la situation politique et militaire se décante à Rome. Il charge son frère Titus Sabinus, le Préfet de la Ville, de représenter ses intérêts à Rome, puis envoie Antonius Primus, le commandant des légions du Danube et Mucien, le Proconsul de Syrie, combattre les troupes de Vitellius. Les sympathisants de Vitellius sont finalement défaits en décembre 69, ce qui met fin à la guerre civile. Le sénat reconnaît l’investiture de Vespasien et le nomme consul pour l’année suivante. Il attribue à Titus le titre de César, manière de le reconnaître immédiatement comme le successeur de son père.
    
    Vespasien charge Titus de finir le siège de Jérusalem. Pour le renforcer, il lui envoie l’expérimenté Tibère Alexander et nomme Lucius Peducaeus Colonus comme Préfet d’Egypte. Pour Vespasien le sournois, c’est une façon d’écarter le protecteur de Tullia et de chasser celle-ci, loin d’Alexandrie et le plus loin possible de Titus. Vespasien, qui ne supporte pas la maîtresse de son fils, s’est, de plus ou moins bonne grâce, accommodé de Bérénice, pour des raisons politiques, mais aussi parce qu’elle a mis ses immenses richesses à son disposition. Il se dit aussi que le vieil empereur aurait lui-même succombé au charme de la reine !
    
    C’est grâce à la « claustra anonae » d’Égypte, la clé de l’approvisionnement en grain de ...
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