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Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale (39) : « Tullia et Bérénice »
Datte: 24/03/2025, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds
... voulu visiter la Grande Bibliothèque d’Alexandrie. Elle est comme une enfant et ne cache pas son bonheur, embrassant à pleine bouche Bérénice, devant des spectateurs médusés : • Oh mon amour, tu me rends si heureuse ! Je t’aime ! Bérénice rougit, mais répond au baiser de Tullia. Sa langue prend possession de celle de la Romaine, alors que, pour la première fois, ses mains se posent sur les fesses de la matrone et caressent son dos. Bérénice comprend que c’est du désir qu’elle ressent pour cette femme. Tullia est partagée entre ce qu’elle ressent pour la princesse de Judée et l’envie de découvrir les merveilles de la Grande bibliothèque. Les deux femmes avaient déjà beaucoup de choses en commun : leur beauté, leur sensualité, le partage accepté du même homme et désormais les sentiments qui les poussent l’une vers l’autre. En parcourant main dans la main les pièces de la Grande Bibliothèque, en s’interrompant quand l’envie de s’embrasser est la plus forte, Tullia et Bérénice se découvrent d’autres points communs, qui vont sceller leur amour. Formées aux sciences et aux arts, elles sont, l’une et l’autre, surdouées et avides de connaissance, fine lettrées et poètes. Tullia, qui parle couramment le Grec, depuis son enfance, a appris l’Egyptien depuis son arrivée sur la terre des pharaons. Bérénice, elle, est polyglotte, parlant sept langues. Tullia est fascinée autant par sa beauté et son charme que par sa culture, sa vivacité d’esprit et son sens de la ...
... répartie. Soudain, en regardant Tullia dans les yeux, Bérénice déclame un vers de Sappho : « Éros a ébranlé mon âme comme le vent dans la montagne quand il s’abat sur les chênes ». Tullia lui répond par une autre ode de la poétesse de Mytilène : « Ma langue est brisée, un feu subtil soudain a couru en frisson sous ma peau, mes yeux ne me laissent plus voir, un sifflement tournoie dans mes oreilles. Une sueur glacée couvre mon corps, et je tremble, tout entière possédée. Me voici presque morte, je crois. » C’est Bérénice qui donnera le signal : • Mon amour, rentrons au palais. J’ai envie. Elle baisse les yeux, son silence exprime un reste de pudeur. Elle poursuit, en murmurant : • De toi, d’être à toi ! Le sourire de Tullia est triomphal. Ce dont elle rêve depuis le moment où elle a vu Bérénice va se réaliser. Elle répond : • La grande Sappho a montré que l’expérience amoureuse est une brûlure. Le désir est pour elle une maladie, mais qui guérit de tout. Le voyage retour dans leur litière parait long aux amantes. Elles auraient voulu ne pas attendre. Tullia est marquée par son éducation romaine, qui veut que, même dans les relations homosexuelles, l’un des partenaires dirige les choses. Et c’est elle qui, forte de son expérience, prend en mains son amante. Elle ne lui laisse pas un instant de répit, l’embrassant jusqu’à ce qu’elles soient contraintes de reprendre leur souffle. Ses mains parcourent le corps de Bérénice et font frissonner la princesse. Tullia ...