1. La danse des abysses


    Datte: 02/03/2025, Catégories: hh, bateau, amour, jalousie, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... rival.
    
    Pour Haazel, des trois furies, Melle Lopesa était bien la plus odieuse des trois Érinyes, elle était l’incarnation d’Alceto, une chienne des enfers prenant du plaisir à punir les mortels, nimbée de sa robe de sang. D’après la mythologie, Alceto pouvait être odieuse avec le maître des enfers, Hadès lui-même. Et je savais que Lopesa n’était pas toujours tendre avec son amant.
    
    Mais aujourd’hui, sur le pont, l’Érinye Lopesa se voulait tendre et vint se lover dans les bras de l’élu de son cœur. Instantanément, je le détestai avec encore plus de force, la scène me paraissait plus obscène que jamais. De le voir nu, ses bijoux de famille balançant au gré de la bise, enlacer ma belle et elle, se lovant plus amoureuse que jamais, était insupportable.
    
    La scène aurait pu paraître charmante si seulement il avait masqué sa nudité. Elle lui offrit son dos et se régala de ses bisous dans le cou, et les mains qui lui caressèrent l’abdomen, une main se plaça sous le t-shirt mouillé et je la vis remonter.
    
    Ce fut à ce moment que Lopesa se dégagea de cette emprise pour mettre un terme à mon supplice.
    
    Certes, elle était délurée mais, pas assez pour franchir certaines limites, une certaine dépravation. Elle ne voulait pas franchir le pas de s’exhiber dans un moment intime et charnel devant moi, à moins que ce ne fût Messaline qui récupéra le contrôle de la situation dans le dedans de sa tête ?
    
    Les seules conversations que j’avais déjà eues avec ce guitariste des enfers se ...
    ... résumaient à des propos avilissants, il avait une image des femmes tellement dégradante, rétrograde que tout cela me heurtait les oreilles et je me demandai comment une femme aussi forte et aussi indépendante que Messaline avait pu tomber sous le charme d’un tel macho.
    
    Et les mots de Hazeel me revinrent en tête comme une litanie incessante.
    
    — Elles veulent qu’on les tringle, elles aiment la bite, les salopes !
    
    Puis, je me souvins Hazeel me racontant avec poésie ses exploits avec d’autres femmes :
    
    — Cette pute, j’l’ai sodomisée à mort, elle arrivait plus à marcher après ça.
    
    Parlant d’une belle petite femme de vingt-deux ans, une fille d’un de ses amis.
    
    Ou encore :
    
    — J’lui ai fait boire mon sperme, elle a tout avalé, la salope, et elle en redemandait !
    
    Parlant de sa doctoresse(il l’aurait fait dans son cabinet alors que d’autres patients attendaient).
    
    Tous ces détails croustillants sur la vie sexuelle de ce que je pensai être un vrai salop me déchiraient les méninges, j’étais au supplice et j’imaginai Messaline se faire prendre comme une salope à la merci de ce gros con !
    
    Quelle heure était-il ?
    
    Seul le soleil haut dans le ciel nous donnait un indice, les montres avaient été bannies du yacht pour nos vacances. Nous nous installions dans le canapé et regardions la télévision. Hazeel zappait les chaînes à une vitesse prodigieuse, s’imaginait-il faire un sweeping vertigineux sur le manche de sa guitare, faisait-il une descente chromatique sur la ...
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