Mutinerie au Congo, Chapitre 01
Datte: 02/03/2025,
Catégories:
Non Consentement / À contre-cœur
Auteur: byHBuff, Source: Literotica
... printemps à Bruxelles. Elle était sans doute inquiète aussi, car il ne l'avait pas appelée une seule fois depuis qu'elle était à Thysville. Pas un seul coup de téléphone de toute la semaine! Pas étonnant qu'elle soit silencieuse devant son assiette.
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Ça allait mal à Léopoldville, capitale du Congo. Tout allait de mal en pis!
Le général Janssens, chef d'état-major des forces armées du Congo indépendant depuis quelques jours, s'était adressé de nouveau aux troupes le matin, après une nuit marquée par une grande agitation au sein de la Force publique. Il avait fait arrêter un sergent-chef très populaire qui avait harangué les soldats congolais en leur disant de ne plus obéir aux ordres de leurs officiers blancs.
Une fois de plus, le général Janssens avait insisté sur la discipline et son importance primordiale, dans un long discours, qu'il conclut en écrivant ce simple message à la craie blanche sur un tableau noir...
AVANT L'INDÉPENDANCE = APRÈS L'INDÉPENDANCE
Le général avait voulu faire comprendre que la même discipline militaire demeurait : quels que soient les événements politiques, les soldats devaient continuer de suivre les ordres. Or, nombreux furent les membres du rang qui y virent une confirmation que rien n'allait changer, que les soldats congolais allaient rester plafonnés aux grades de sergent et d'adjudant.
Des troubles éclatèrent dans la capitale. Certains gendarmes et policiers s'allièrent aux mutins! Des ...
... citoyens blancs furent battus dans la rue. Les actes de violence restaient sporadiques, mais il fallait faire quelque chose et vite. Ce vent de révolte risquait d'embraser tout le Congo!
À Camp Hardy, le deuxième bataillon reçut l'ordre de se préparer à prendre la route depuis Thysville pour aller aider à rétablir l'ordre à Léopoldville. Le colonel étant en mission à Stanleyville, si loin dans ce pays immense, c'est un major Lambert qui commandait par intérim. Il téléphona au capitaine-commandant Gilles LeBlanc et lui donna l'ordre de se mettre à la tête du bataillon.
Lorsqu'il arriva aux camions transport de troupes pour prendre ce commandement, les chauffeurs et les soldats refusèrent de partir! Leur donner des ordres formels ne servait à rien. Gilles LeBlanc sentit que la tension était au point d'ébullition!
Tâchant de calmer la troupe, il dit qu'il leur laisserait encore une heure, puis retourna chez lui au pas de gymnastique! Sa seule mission désormais, c'était de mettre sa femme et ses filles en lieu sûr et d'avertir ses collègues officiers! Le régiment était au bord de la mutinerie! Certains soldats, restés loyaux, vinrent eux aussi avertir les officiers.
Arrivé à la maison, il entra en coup de vent...
« Vite! Vite! » cria-t-il à son épouse médusée. « Prends les filles avec toi et suis-moi! Dépêche-toi! Il n'y a pas une seconde à perdre! »
« Que se passe-t-il!? Pourquoi cette urgence tout à coup? »
« Je vais le dire à toi, et à toi seule, mais garde ton ...