1. Les Pérégrinations Sexuelles de Laëtitia (2)


    Datte: 01/03/2025, Catégories: Entre-nous, Hétéro Auteur: Speck, Source: Hds

    Les journées étaient longues, enfermée à l’hôtel. Elle n’avait plus longtemps à attendre avant de pouvoir se lancer à la conquête de Montréal. Pour l’instant, il lui fallait prendre son mal en patience. Devant la fenêtre, à regarder le soleil, elle était à des bornes de là. Elle en avait fait six mille pour changer de vie, laissant sa France natale derrière elle et en ce moment, dans sa prison dorée, elle y revenait. Ses souvenirs affluaient.
    
    Elle ne pensait plus à son amant qui était revenu par deux fois la voir. Par deux fois il l’avait baisée comme la chienne qu’elle estimait être. Si la première fois avait été comme on dit « cordiale », avec des préliminaires en bonnes et dues formes, contre le mur, une de ses jambes relevées sur l’épaule de cet homme qui avait plongé sa tête entre ses cuisses ; si l’orgasme était venu rapidement, la secouant de plaisir, laissant cette vague de bien-être l’envahir, le second avait été encore plus puissant lorsqu’il avait prise sur le lit. Il n’avait pas joui en elle. Il avait laissé une jolie trace sur le drap. Qu’irait penser la femme de ménage lorsqu’elle viendrait changer le lit ?
    
    Elle était très loin de ces considérations. Elle pensait à son maître, surtout à la discussion qu’ils avaient eue à propos de sa jeunesse, de ce qu’elle était devenue. Pour elle, une véritable salope ; pour lui une femme libérée.
    
    Laëtitia avait eu sa première expérience de nudisme dans un lieu loin de ressembler à une plage. À cause d’une maladie ...
    ... relativement grave, elle avait passé deux ans de sa vie entre les murs d’un hôpital. Se montrer nue devant les médecins, infirmiers et infirmières était devenu d’une telle banalité qu’elle ne n’avait plus aucun scrupule à montrer son corps. Sentir le vent sur sa peau, se glisser entre les poils de son sexe lui procurait le plus grand plaisir. Elle repensait à cette sensation que laissaient les draps sur elle quand elle se couchait le soir. À ces moments interdits où elle se touchait en pensant aux autres corps qu’elle avait pu admirer durant la journée. Principalement des filles, alors qu’elle n’était pas du tout attirée. Cela produisait tout de même chez elle des effets incroyables. Deux ans à se masturber en cachette, nourrissant des fantasmes fous où l’infirmier de service la surprendrait en train de se toucher frénétiquement. Elle voyait son pantalon se tendre juste en dessous de la ceinture. Elle se voyait lui sortir le membre rapidement raidi à cause de cette petite effrontée qui n’avait pas froid aux yeux. Elle se voyait mettre ce sexe en bouche pour lui procurer la plus belle caresse que même sa femme ou sa copine ne serait capable de lui prodiguer. Elle le voyait cracher son épais sperme blanchâtre qu’elle goûtait avec gourmandise. Elle avait à peine 11 ans et elle voulait déjà tout cela.
    
    Au-delà de cette crainte vaincue de se présenter nue devant qui que se soit, Laëtitia commençait à nourrir une envie irrépressible de découvrir le pénis de tout homme qui croiserait ...
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