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COLLECTION VENGEANCE. Marie aime manger sa vengeance froide. Début de la saison III (7/9)
Datte: 17/02/2025, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: CHRIS71, Source: Hds
... cendres. • Mes condoléances Madame Sophie, même si je suis ici en service. Il me serre la main, je suis peut-être devenue une lesbienne, mais moi la fille attendant sagement la sortie de prison de son mari, je le regarde d’un œil différent. J’ai parlé de sa voix au téléphone, mais même de près, je me sens toute chamboulée. Je l’aurais rencontré dans d’autres circonstances, avant mon mariage bien sûr, je serais devenue madame Dubois. Mais il me salue et retourne au fond de la salle. Nous la quittons et c’est dans le cimetière de Beaune, que Catherine nous conduit. Il y a un jardin des souvenirs où se terminent définitivement les cendres de Gratien. Il rejoint les milliers d’anonymes que leurs proches ont laissés là sans pierre ni tombe. Nous sommes nés poussières et... Nous connaissons la suite. Je me recueille quelques minutes quand je la vois, non, pardon la remarque. Marie avec un blouson noir en fourrure et en pantalon avec mantille elle aussi noire cachant une partie de son visage et Gladys, noire dans un manteau rouge. Est-ce voulu, Gladys, affichant sa beauté africaine afin que les deux policiers se promenant entre les petites tombes chacun de leur côté, remarque seulement la beauté de cette femme laissant Marie dans l’ombre. Deux policiers, plus l’inspecteur que je vois appuyer sur le toit de sa voiture de police. C’est normal, chez les flics, les enquêtes sanglantes sans criminel arrêté sont ouvertes en ...
... permanence. Je vois les deux femmes se rapprocher en parlant entre elles, bras dessus bras dessous. Elles passent à quelques mètres de nous. • Condoléances mesdames. C’est gonflé, mais c’est touchant, elle a pris le risque de se faire repérer bien qu’il y ait loin entre notre agresseur et cette jeune femme plein de sel qui vient de nous saluer. Surtout quand je regarde son pantalon, plat cachant cette chatte que j’aurais envie de lécher jusqu’à explosion. Je prends ma patronne par le bras et ayant refermé l’urne, je remonte l’allée entre ces petites tombes. Sans avoir l’air de regarder chacune d’entre elles, nous arrivons sur la tombe où les deux femmes se recueillaient. « Radia L. 1998 – 2018 »Qui est cette Radia morte à 20 ans, peut-être le saurais-je un jour ? Elles ont déposé un bouquet sur la petite dalle de marbre sous laquelle se trouve la jeune femme elle aussi dans son urne. « À notre amie »C’est une plaque posée dessus, à côté des fleurs, qui me donne cette information. Nous reprenons notre marche, à la sortie du cimetière, il y a une grande poubelle pour que les personnes puissent y mettre leurs déchets en nettoyant leurs tombes. Je l’ouvre et la soulevant, je fais tomber l’urne sachant qu’une partie de ma vie va se terminer dans une décharge publique. J’ai compris que celui que j’avais aimé était une merde. La merde retourne toujours vers la merde. Nous rejoignons la voiture de ma patronne et nous retournons vers le centre de ...