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Le pouvoir de l’oubli
Datte: 11/02/2025, Catégories: fh, fhh, boitenuit, amour, humilié(e), jalousie, dispute, mélo, extraconj, cocu, Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe
... familiarité. Elle ne fait pas attention au regard que je lui lance. Fabrice allume un joint, ses joues se creusent, il aspire, les yeux fermés, et se tourne vers Claire qui ne se fait pas prier. Elle se penche, Fabrice lui fait prendre une bouffée directement entre ses mains, leurs visages sont presque en contact. Je suis mal à l’aise, c’est la première fois que je vois Claire se conduire de cette manière, j’essaie de la retenir : — Tu te drogues, maintenant ? — Tout de suite les grands mots ! Un joint, ça n’a jamais fait de mal à personne, détends-toi. Deuxième bouffée, cette fois, Fabrice prend le visage de Claire entre ses mains, pose ses lèvres sur les siennes et, après un long baiser, c’est lui qui rejette la fumée qu’elle vient d’absorber. Je sursaute, en la tirant par le bras : — Voyons Claire ! — Laisse-moi m’amuser ! dit-elle en se dégageant. Avec ce qu’elle a bu, a-t-elle conscience de ce qu’elle fait, de ce qu’elle dit ? Je ne veux pas faire de scandale ni passer pour l’empêcheur de tourner en rond, le jaloux de service, mais j’ai hâte de rentrer avant que cela ne dégénère. J’ai envie de quitter au plus vite ses amis qui décidément ne me plaisent pas du tout. J’attendrais demain pour avoir une vraie discussion avec elle, ce n’est pas le moment, alcool et drogue ne font pas bon ménage. J’avais raison de me méfier de Laura. Demain, Claire aura une sacrée gueule de bois, et aura honte de sa conduite, si elle s’en souvient. La lumière ...
... baisse, une série de slows commence. Sur la piste, les corps se rapprochent. Fabrice tire Claire par la main et l’entraîne. Elle le suit machinalement sans même me regarder. Bras autour de son cou, elle se colle à lui, pose sa tête contre son épaule et se laisse bercer par la musique. Fabrice, non content de la tenir serrée contre lui, passe sa main sur son dos et la pose sur ses fesses, sans aucune réaction de sa part. J’imagine qu’il bande, elle ne peut l’ignorer. Tonio regarde en l’air, il a l’air de planer… il en tient une belle, lui aussi ! Comme Laura qui se rapproche de moi, je dois avoir l’air renfrogné : — Ne fais pas cette tête, ils se connaissent depuis longtemps. — … — Elle t’a dit qu’à la fac elle était sortie avec lui pendant quelques mois ? — … — Quelle époque ! Avec lui et Tonio, nous avons fait les quatre cents coups ensemble. Comprenant le double sens de ce qu’elle vient de dire, elle pouffe de rire, posant sa main sur sa bouche. Je n’ose l’interrompre, elle en dit plus qu’elle ne devrait : — Quand on s’est revu il y a un mois, ils étaient si heureux de se retrouver après tant d’années… Ne lui en veux pas. — Quoi ? — Oups ! je parle encore trop… Oublie ce que j’ai dit. Un mois ? Je blêmis. Cela fait un mois qu’ils se sont revus, un mois qu’elle me ment. Sans se rendre compte de mon trouble, Laura est intarissable : — Tu sais, Claire n’est pas une oie blanche… elle a vécu avant de te connaître… Tu es trop sérieux. — … — Chut ! ...