1. Les fantasmes de Lucie (2)


    Datte: 07/02/2025, Catégories: En solitaire, Auteur: Exorium, Source: Hds

    ... je vous inflige une fessée largement méritée ou bien dès demain matin, à la première heure, je procède à votre licenciement. Sans préjuger des suites judiciaires que je pourrai éventuellement donner à l’affaire. Décidez-vous !
    
    Il se décide. Il s’y résout. En soupirant. La mort dans l’âme. Il n’a pas le choix.
    
    Il déboutonne son pantalon, le retire, gagne du temps en le pliant soigneusement, le dépose sur une chaise. Pour enlever son boxer, il lui tourne le dos. Mais pas à nous du coup.
    
    Cordelia me donne un petit coup de coude dans les côtes.
    
    - Pas mal le matériel, non ?
    
    Je fais la moue.
    
    - Oui, oh, bof ! On a vu mieux. Nettement mieux.
    
    Là-bas, la cheffe s’impatiente.
    
    - J’ai pas que ça à faire !
    
    Alors il va vers elle, tête basse, tout penaud. Il lui fait face.
    
    Elle prend tout son temps. Elle le garde sous son regard, à danser d’une jambe sur l’autre, encombré de lui-même.
    
    - Allez !
    
    Il vient docilement s’allonger en travers de ses genoux.
    
    Elle lui pose négligemment une main sur les fesses. Elle se les approprie. La première claque, elle la fait longuement attendre. Elle vient d’un coup. Le fait sursauter. Une deuxième. À plein derrière. Une troisième. Et puis ça prend sa vitesse de croisière. Elle tape. Fort. Régulier. Méthodique.
    
    Cordelia constate.
    
    - Comment ça lui fait rouge !
    
    Ça prend tournure, oui. En effet. Et le voilà qui se met à s’agiter. À gigoter. À battre désespérément des jambes.
    
    Cordelia étouffe un rire. À cause des ...
    ... roubignolles qui lui ballottent en cadence entre les cuisses quand il bondit du derrière.
    
    - Ah, il a l’air fin !
    
    La cheffe, elle, elle tape. Imperturbable. Fort. De plus en plus fort. Il geint. Il gémit. Il crie. Il se cabre.
    
    - Il prend cher.
    
    - On va pas le plaindre, non ! Il nous emmerde assez !
    
    - Peut-être que ça va lui servir de leçon ?
    
    - Alors là, t’as qu’à y croire ! Deux ou trois jours, oui. Et puis il va remettre ça de plus belle.
    
    Ça finit par s’arrêter. La cheffe le laisse se redresser. Il s’éloigne tout en se frottant vigoureusement les fesses.
    
    Elle, elle ne lui prête plus la moindre attention. Elle s’est remise au travail tandis qu’il se rhabille. Qu’il quitte le bureau.
    
    Les images restent là. Elles continuent à vivre. Bien présentes. De la main qui s’abat. De toute sa hauteur. Des fesses qui rougissent, toutes piteuses. Des jambes qui s’affolent désespérément. Je les laisse flotter. S’estomper. Revenir à la charge. Reprendre vigueur. Mes doigts les suivent, les précèdent, les épousent au plus près. J’approche… C’est bon. Comme c’est bon ! J’approche… C’est tout près. C’est là. Ça me traverse. Ça me transporte. Je jouis. Dans un grand râle. Je jouis. Dans une brassée de râles.
    
    À peine le temps d’émerger, de reprendre mes esprits et il y a la voix de Josepha, la secrétaire.
    
    - Lucie ? La directrice veut te voir.
    
    - Moi ? Pourquoi ? Qu’est-ce qui se passe ?
    
    - Ça, j’en sais fichtre rien, mais elle t’attend dans son bureau. Et, à ta ...