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Confidences
Datte: 03/02/2025, Catégories: ff, rencontre, lesbos, Auteur: NANA07, Source: Revebebe
... délicate des bises, comme je n’en avais jamais connue auparavant. Elle a déposé ses lèvres très très très près de la commissure de mes lèvres, c’était divin et prometteur. Nous nous sommes assises… elle, tout en couvrant mes mains des siennes et me regardant droit dans les yeux : — Je suis très contente que tu sois venue. Je ne savais vraiment pas que répondre à ça, du coup, j’ai bafouillé je ne sais quoi. Elle, voyant ma timidité, franche et sans détour : — Tu as déjà eu des aventures avec des filles ? Je ne m’attendais pas du tout à une question aussi directe, mais le mot « aventure » m’a vraiment fait flipper. C’était évident que j’étais amoureuse d’elle… Mais pourquoi ? Je ne la connaissais pas plus que ça. Peut-être comme l’avait dit Montaigne : Mais elle, elle parlait d’aventure ??? Mon côté trop fleur bleue réagit en premier, mais l’idée de la vivre avec elle, même si ce n’était qu’une aventure, me fit trop envie. Elle, décidément très à l’aise, me sourit tendrement moqueuse. — Tu es comme moi, c’est évident, mais naturellement tu ne l’assumes pas. Tu sais, je le pressentais, tu passais quand même assez souvent à ma caisse. Tu étais toujours accompagnée de ce garçon et pourtant je voyais bien à ton comportement et à ta façon de me regarder, parfois semblant de rien, que tu n’étais pas insensible à mon charme. En prononçant ce mot, elle se mit à rire. — Alors, je me trompe ? Allez, lâche-toi ! ...
... Raconte-moi, dis-moi tout. Tu sais, je veux vraiment te tenir la main et t’aider à être toi. Et toi, qu’en penses-tu ? Et là, je me confiai sans retenue. Ma culpabilité, mes mensonges, ce qui m’attachait à Julien, tous les faux semblants de ma vie, bref tout tout tout… Pendant ce temps, elle m’écoutait sans intervenir. Quand j’arrêtai de parler, elle me reprit les mains, les serra, et avec un sourire bienveillant me dit : — Eh bien, maintenant, tout va changer, tu verras, tu n’es plus seule. Nous avons parlé encore un peu de choses et d’autres, puis nous avons quitté le bar. Elle m’accompagna jusqu’à ma voiture en me racontant qu’elle avait très tôt assumé son homosexualité et que ses parents, même si ça avait été un choc, avaient accepté leur fille telle qu’elle était. Arrivée à ma voiture alors que j’y entrais, elle m’attrapa le bras et m’attira vers elle, m’étreint fortement et m’embrassa sans retenue. Moi, habituellement si coincée, m’abandonnai complètement en oubliant que nous étions sur le parking du supermarché. Puis elle me dit : — Demain après-midi je ne travaille pas, tu peux te libérer ? — Oh oui, bien sûr ! — Alors on se donne rendez-vous ici et nous irons au ciné, si tu veux, et je t’emmènerai chez moi, comme cela tu sauras où j’habite. Avant de fermer la portière, elle ajouta : — N’aie pas peur, tu verras, tout ira bien. Puis, en se penchant, à mon oreille, elle murmura : — Je suis amoureuse de toi, je t’aime.