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Confidences
Datte: 03/02/2025, Catégories: ff, rencontre, lesbos, Auteur: NANA07, Source: Revebebe
... moment déjà que j’avais flashé sur elle, alors je m’efforçais de passer à sa caisse. Elle était toujours souriante et, quand elle me parlait, sa voix était d’une douceur qui ne pouvait que me séduire. Ses mots, son sourire, son corps, son attitude, tout en elle était parfait. En sa présence, tous mes sens étaient affolés, elle a déclenché mes fantasmes les plus fous. Depuis que j'étais secrètement amoureuse d’elle, j’avais pris la décision d’aller au magasin seule, pour le plus grand plaisir de Julien, espérant sans doute un miracle. Il a eu lieu. Ce jour-là, elle prenait l’air avec ses copines. Quand elle m’a vue, elle est venue directement vers moi. Mon cœur n’avait jamais battu aussi vite et fort : magnitude maximum sur l’échelle de ma sensibilité. Avec son éblouissant sourire : — Bonne fête, Cécile, comment vas-tu ? Aucune musique n’avait jamais caressé mon oreille avec autant de douceur. — Merci, et vous ? Mais pourquoi bonne fête ? — C’est la Sainte Cécile aujourd’hui, sainte patronne des musiciens, de plus, j’adore ton prénom. — Merci, c’est très gentil. Je suis surprise que vous connaissiez mon prénom. — VOUS(en éclatant de rire) ! On dirait une mamie. J’ai à peine trois ou quatre ans de plus que toi. — Oui, c’est vrai, mais c’est l’habitude. — J’aimerais bien que l’on se revoie en dehors d’ici, tu serais d’accord ? À ce moment-là, dans ma tête, tous mes doutes et mes angoisses disparurent. J’en étais certaine, c’est elle que j’attendais et je ...
... n’avais pas l’intention de laisser passer ma chance : — Oui(avec une petite pointe de timidité), j’aimerais beaucoup. Elle s’en était rendu compte et, avec ce sourire qui illuminait son visage : — Donne-moi ton 06, je t’appellerai, comme ça tu auras le mien. Et avec un petit air moqueur, elle rajouta : — Ça te va super bien ce petit teint rose sur ton visage. Allez, je te taquine. Et en retournant à son poste, sans me laisser le temps de répondre : — À tout de suite belle Cécile. Le message était on ne peut plus clair. J’étais sur un nuage. Je survolais la planète, plus rien ne pouvait m’atteindre. Elle était enfin là celle que j’attendais et, pour l’heure, rien d’autre ne comptait. Mais voilà, une fois arrivée à l’appartement, l’euphorie s’étant estompée peu à peu, mes pieds en retouchant terre, une angoisse me prit. Aurais-je la force de m’affirmer et d’affronter tous ces gens à qui je mentais depuis si longtemps ? Peut-être que je continuerai à leur mentir ? Je fus sortie de mes pensées par un appel sur mon iPhone, c’était elle : — Je ne te dérange pas ? — Non non, je venais juste d’arriver. — Dis-moi, demain je finis à dix-sept heures, si tu es libre on pourrait boire un verre ensemble et discuter un peu. — Demain, pas de problème, où ? — Bin, écoute, j’ai cru comprendre que tu n’habitais pas très loin du magasin alors je te propose le bar de la galerie marchande. — À dix-sept heures, j’y serai. — Dix-sept heures trente, plutôt. Le temps que ...