1. « Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (5) : Messaline


    Datte: 30/01/2025, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... bracelets en forme de serpents, aux bras et aux jambes et des bagues d’émeraude, portées à tous les doigts.
    
    En suivant ainsi scrupuleusement les instructions de l’impératrice, Lurco veut montrer le trésor qu’il possède et qu’il s’apprête à partager avec les invités de Messaline.
    
    De son côté, Tullia, parée comme une courtisane, a une boule au ventre. Certes, elle aspire depuis longtemps à connaitre tous les plaisirs. Elle qui, à ce jour, n’a connu que deux hommes, Adonis et Parcham, sait que cette soirée va la faire basculer définitivement, conformément à sa nature profonde.
    
    ***
    
    Tout Rome parle depuis plusieurs jours de cette soirée et du rôle que Tullia doit y jouer. Tullia sait que ces rumeurs sont parvenues aux oreilles de son père et qu’il en a été horrifié.
    
    Marcus Tullius Longus a pris sur lui de convoquer Lurco et essayer d’empêcher cela.
    
    • Comment peux-tu, Lurco consentir à cette infamie ? As-tu perdu tout sens de l’honneur ?
    
    • Tu te préoccupes de mon honneur maintenant ? Moi je me préoccupe de ma vie et de la tienne. Tu sais ce qu’il est advenu des maris qui s’étaient opposés aux volontés de l’impératrice !
    
    • Nous aurions pu nous plaindre à Claude César ! Il m’estime et m’a déjà protégé une fois de la fureur de Messaline.
    
    • Contrairement à ceux qui prétendent que Claude ignore tout, la vérité est qu’il sait et qu’il s’en moque, du moment que lui-même peut s’adonner à ses propres débauches. Il a toujours soutenu son épouse.
    
    • Ca te ...
    ... réjouit de m’humilier à travers la déchéance de ma fille !
    
    • Détrompe-toi, mon père, dit Lurco en accentuant ces derniers mots, jouant habilement la comédie. Ayant toujours eu la faveur de l’impératrice, j’ai longtemps refusé que Tullia soit sa prochaine victime. N’oublie pas que c’est moi qui ferait l’objet du mépris de tout Rome, de qui on dira « Id est decepta virum » (voilà le cocu). Et tout cela à cause de TA fille !
    
    • Comment oses-tu ? Tullia est une victime, que tu livres à Messaline !
    
    • Une victime consentante ! A aucun moment, elle n’a protesté. Au contraire, la perspective de cette soirée l’excite beaucoup. Tu connais bien mal ta fille.
    
    • Qu’insinues-tu ?
    
    Lurco est heureux d’asséner un terrible coup au digne patricien :
    
    • J’ai découvert qui est vraiment ta fille. Elle n’a rien à envier à Messaline. Crois-moi, si je ne la tenais pas enfermée à la maison comme une bonne épouse, il y a longtemps qu’elle m’aurait trompé. D’abord, je l’ai surprise en train de masturber. Elle est lubrique, vicieuse. J’ai aussi découvert qu’elle pratique depuis longtemps, avec sa servante Lucia, les enseignements de Sappho. Et enfin, j’ai envoyé dans mes mines d’Espagne mon plus proche serviteur, Adonis, car je les ai trouvés ensemble.
    
    Marcus est blême. Les paroles de Lurco le poignardent.
    
    • Si tu dis vrai, pourquoi n’as-tu pas sévi comme tu l’aurais dû, envers Tullia et cet esclave ? Nos lois sont claires : la mort pour l’esclave et la répudiation pour l’épouse adultère ...