-
« Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (5) : Messaline
Datte: 30/01/2025, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds
... Tullia. Lurco et la perverse impératrice Messaline sont plus que jamais décidés à exploiter l’hypersexualité de Tullia pour provoquer sa déchéance et humilier son père. Messaline envoie auprès de Tullia un de ses proches, l’eunuque Parsam. Elle n’imaginait pas qu’ils allaient tomber amoureux l’un de l’autre ! Messaline poursuit cependant son plan pervers et convoque au palais Lurco. Les personnages évoqués dans ce récit ont existé, à part naturellement Marcus, Tullia, sa servante et amante Lucia, l’eunuque Parsam et l’abominable Lurco. *** La nymphomanie de Messaline, telle que la rapportent les historiens romains, est proverbiale. Nous reviendrons sur ses crimes. Sa perversité allait jusqu’à pousser de nobles romaines à se comporter comme elle. En plus de ne pas cacher sa débauche, Messaline incite en effet les femmes de Rome à coucher avec leurs amants sous les yeux de leurs maris. Ceux qui acceptent reçoivent une récompense. Ceux qui refusent avec trop de virulence, elle se débrouille pour les faire disparaître. Pas seulement de la pièce mais plutôt de la surface de la terre. Messaline avait une conception très particulière du libertinage : elle incitait les jeunes femmes à s’abandonner à leurs amants, au cœur même du palais impérial. Mais elle ne s’arrêtait pas là : elle obligeait leurs maris à assister à la scène. S’ils acceptaient, elles les récompensaient. Sinon, elle en faisait des ennemis mortels. Insatiabilité et virilité, voilà les deux ...
... premiers traits distinctifs de l’hypersexualité de Messaline ; la troisième est son côté corrupteur. Messaline n’est pas seulement une vivante incarnation de la dépravation, dotée d’un appétit sexuel surhumain ; elle pervertit aussi ceux qui l’entourent, en particulier les femmes qu’elle incite à adopter le même comportement qu’elle. Voici ce qu’en a dit l’historien Dion Cassius, dans son « Histoire romaine » : « Messaline ne se contentait pas d’exhiber aux yeux de tous sa propre licence, elle contraignait les autres femmes à se livrer elles aussi à la débauche. Nombreux furent celles qu’elle força, dans le palais même, à commettre l’adultère sous le regard de leurs propres maris. Les hommes de ce genre, elle les aimait, les favorisait et leur concédait honneurs et magistratures ; quant aux autres, ceux qui ne voulaient pas que leurs épouses se prêtent à de telles choses, elle les haïssait et les faisait périr de toutes sortes de manières. » Messaline transforme donc le palais lui-même, le centre du pouvoir politique, en lieu de licence où elle prostitue d’autres femmes, avec la complicité de leurs propres époux. Et il ne s’agit pas de n’importe quelles matrones : elles appartiennent au plus haut rang. Tullia fut l’une d’elles et était une cible de choix en tant que patricienne. Son cas est cependant différent pour deux raisons : • Du fait de sa libido, le terrain était particulièrement favorable • Son mari, Lurco était non seulement consentant, il était le complice ...