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Déchéance
Datte: 30/01/2025, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Tamalou, Source: Hds
... Marie ouvrit la porte et s’effaça pour la laissa entrer : "M. Ramallah, voici Bérengère Martin. Je serai à mon bureau." Et Marie referma la porte derrière Bérengère en partant. Raymond leva les yeux vers l’arrivante : "Bonjour, Bérengère. Heureux de faire votre connaissance." Il se leva et fit le tour du bureau pour serrer la main de Bérengère. Elle tremblait de crainte et d’excitation. Sa grande main noire engloutit la sienne. Sa main était énorme et sa poigne puissante. Il l’emmena vers un canapé dans l’angle de la pièce : "Puis-je vous offrir une boisson? Café, thé ?" "Non merci, M. Ramallah, tout va bien." La voix de Bérengère était fluette. Elle se sentait écrasée en face de ce géant. Elle était effarouchée et dominée par sa prestance. Raymond s'assit sur une chaise proche du canapé : "Je suis content que vous ayez répondu favorablement à ma demande. J'espère que cela signifie que nous pourrons nous entendre afin de résoudre ce problème sans passer par des procédures désagréables." "Oh, je l'espère aussi !" renchérit Bérengère, et elle se lança sans attendre dans sa tirade d’excuse qu’elle avait préparée en venant : "Je me suis mal comportée, j’en suis désolée, et je tiens à vous présenter mes plus sincères excuses pour le tort que je vous ai causé. J'aurais dû être plus attentive, et je n'aurais jamais dû m’enfuir après avoir heurté votre voiture. J’aimerais tellement arranger les choses. Mais je n'ai pas d'argent pour vous dédommager." Bérengère ...
... espérait sincèrement que ses excuses suffiraient à contenter le riche et puissant homme d’affaires. "Je vous remercie pour vos excuses. Je pense que c’est un bon début, Bérengère." Le colosse s’appuya contre son dossier et croisa une cheville sur son genou. Ce mouvement pressa son pantalon contre son aine, dévoilant un gros renflement, juste sous les yeux de Bérengère. "Ma grand-mère était une vieille dame très stricte, et elle m'a appris que la phrase « je suis désolé » n'était que la première étape des excuses." L'estomac de Bérengère se tordait d’angoisse. Que voulait-il ? Où cela menait-il ? "Elle m’a appris qu'une excuse comportait trois étapes. Premièrement, l’aveu de culpabilité. Je pense qu’en venant ici, vous avez reconnu votre responsabilité. Deuxièmement, il doit y avoir une expression de tristesse et de regrets, lorsque vous avez causé du tort à quelqu'un. Quelqu’un de pointilleux pourrait estimer que vous regrettez surtout de vous être fait prendre." Raymond fit une pause, laissant la pression croître : "Mais je ne suis pas pointilleux. Je crois en la bonté des gens. Je suis prêt à croire en votre sincérité." Bérengère faillit s'évanouir de soulagement. Les choses allaient s’arranger. Elle sourit à Raymond, un sourire enjôleur, pour l'encourager à continuer. "La troisième et dernière partie des excuses, selon ma grand-mère, était une tentative de réparer ce qui n'allait pas. Vous avez dit que vous ne pouviez pas me dédommager financièrement, et tout ...