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Plaisir égoïste
Datte: 29/01/2025, Catégories: fh, couple, reconcil, pénétratio, fsodo, Auteur: Olaf, Source: Revebebe
C’est égoïste, un homme qui cherche le pur plaisir. Et cet égoïsme peut être d’une violence inouïe pour la femme réceptacle des épanchements d’un tel homme. Pour une femme qui rechercherait ce même plaisir, en revanche, c’est très différent. Quelles que soient l’intensité et l’urgence du désir, elle reste ouverte à un minimum de partage, de dialogue, de jeu sexuel. Elle ne se complaît pas dans la pure domination. Si elle en use, c’est d’abord pour augmenter la volupté à venir. Ce que veut la femme qui cherche le pur plaisir est bien au-delà, bien plus raffiné, bien plus élaboré. Il y a là une dimension érotique dont l’homme qui se contente d’assouvir ses instincts primaires n’imagine même pas l’existence. Jusqu’au jour où la servante de la messe sexuelle maritale renie la religion du tout-puissant goupillon, où elle remet en question la sainte pénétration jaillissante, où elle recrache l’eucharistie spermatique sur le ciment copulatoire du couple, profondément fissuré à force de génuflexions et de contritions. Je ne saurais dire d’où m’est venue l’illumination ni comment j’ai pris conscience que les langues de feu de l’Esprit m’étaient aussi destinées et que, même pour moi, femme d’un homme en recherche permanente du pur plaisir, une rédemption était possible. Ce matin béni, j’ai su qu’il avait envie de niquer avant même qu’il entre dans notre chambre à coucher. Envie de niquer, pas envie de me faire l’amour. Toute la différence est là. C’est fou ce que ...
... c’est prévisible un mec en rut. Il y a d’abord sa manière de sortir de la douche. Un truc que j’entends à sa démarche et qui laisse présager du pire. Pendant qu’il s’approche, je ne peux m’empêcher de penser qu’il s’est mis en forme sous l’eau chaude. Alors qu’en d’autres temps, avec un zeste d’attention de sa part, une telle impatience pourrait me faire mouiller, là, ce rituel sordide me répugne. L’idée de sa main poilue allant et venant sur sa tige, son esprit envahi par des scènes pornographiques consommées sans modération, son ventre traversé par des spasmes lubriques, toute cette préparation à l’inéluctable copulation m’indispose. Après, il y a sa manière de traverser l’appartement habillé de sa seule érection, une érection inhabituelle, démesurée, une trique animale. Dans cet état, il doit se soulager, et vite. Toute sa volonté est bandée vers cette seule issue, désir de sexe à l’état pur, sans une ombre de tendresse, pulsion brute, à laquelle doit se soumettre la femelle. Il est, on est déjà dans une lutte pour la survie de l’espèce. Il faut que son sperme inonde ma matrice ou le monde risque un dépeuplement fatal. Brandissant l’éten-dard de la baise féconde, il ne sera pas dit qu’il n’aura pas fait sa part pour sauver la planète. Nous voilà déjà face à face, sa verge conquérante et moi. Je ne veux pas savoir d’où lui vient ce subit besoin de copulation. Il est évident que je n’y suis pour rien. Sans doute le souvenir d’une autre femme, peut-être même encore le goût ...