1. La der des ders


    Datte: 28/01/2025, Catégories: fh, couple, amour, caresses, mélo, nostalgie, historique, Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe

    ... n’aurait peut-être pas dit non, mais il n’a pas osé. Elle était avec ses enfants, avec son fils. Il aurait voulu le serrer dans ses bras, mais qu’aurait-il pensé ? Il n’est plus son père. En partant, il a entendu Lison l’appeler Charles-Henri, ça l’a ému. Il a accéléré le pas, la gorge nouée.
    
    Ce jour-là, il avait décidé de passer la soirée auNymphette retrouver sa jeunesse. En quittant Lison, il a marché droit devant lui, il n’avait plus envie d’aller au bordel.
    
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    Quand ils se sont connus, le fils de Lison venait d’avoir deux ans. Albert n’a pas posé de question, il était amoureux. Lison était touchée de ses attentions, il ne manquait pas une occasion pour lui offrir des fleurs. Très vite, Albert a voulu la présenter à ses parents. Prudente, Lison avait laissé son fils à la garde d’une voisine.
    
    Comme lui, les parents d’Albert étaient des gens simples. Ils ont accueilli Lison comme leur fille, elle a été adoptée dès le premier jour. Albert avait su gagner son cœur. Les fiançailles ont été célébrées au Noël suivant, six mois après elle a dit oui par amour.
    
    Respectueux de la bonne morale, Albert attendait la nuit de noces pour honorer sa femme. Lison aurait bien voulu, mais elle devait attendre qu’Albert se décide. Elle réussit à le convaincre de passer leur lune de miel trois jours avant leur mariage, un exploit. Il ne le regretta pas.
    
    La noce fut simple, mais très joyeuse. Le couple partit en voyage de noces dans le Berry, chez les grands-parents ...
    ... d’Albert. Ils y vécurent leurs premiers jours de bonheur, moitié au lit, moitié à marcher dans la campagne environnante. Lison voyait pour la première fois une ferme avec des vaches, des poules et un cochon.
    
    Si Albert n’avait pas beaucoup d’expériences, un euphémisme, puisque Lison était sa première fois, il apprit vite. Lison lui laissait l’initiative comme toute bonne épouse voulant que ce soit l’homme qui décide. Du moins, elle le lui laissait croire, question d’ego. Albert fit de rapides progrès, il rattrapait le temps perdu. Lison se laissait porter, et n’hésitait plus à le couvrir de baisers et à l’inviter dans sa bouche quand l’envie la prenait.
    
    Comme tous les couples, ils ont eu des hauts et des bas, petites brouilles du quotidien. Comme tous les couples, ils se réconciliaient tendrement sur l’oreiller.
    
    Albert avait adopté Charles-Henri, le fils de Lison, comme son propre enfant. Jeanne et Louise sont nées rapidement, la cellule familiale était unie comme les cinq doigts de la main.
    
    Depuis sa création, amoureux de la petite reine, Albert est passionné par le Tour de France cycliste. Au mois de juillet, tous les soirs, il ramène des ateliers du Chemin de fer où il travaille, le journal l’Auto organisateur de l’épreuve. Bien que ce soit le journal de la veille, il passe ses soirées le nez dans les pages et note le nom des coureurs dans un petit carnet. Lison le sait, durant quinze jours, plus rien ne l’intéressera, elle s’est fait une raison.
    
    Les deux filles, ...
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