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La chenille à dis bites et dix-neuf couilles
Datte: 22/01/2025, Catégories: En solitaire, Auteur: lepetitprincesalace, Source: Hds
... étonnant que t'aies viré gay l'ami. - Putain, D ! - Hein !? Qu'est-c'qu'il raconte celui-là !? grommela-t-elle la bouche pleine. - Rien mon ange, il fume trop de cigarillos et ça lui monte à la cervelle, l'écoute pas... Délicieuse cette blanquette ! - Dommage pour ton argument, mais j'en ai pas sifflé un seul aujourd'hui. Et j'dis juste que tu préfères avoir la panse remplie de sperme plutôt que de sa bouffe. - Tu m'aides pas là. - Tu t'aides déjà pas toi même. - T'es venu pour foutre la merde dans mon couple ou pour manger un bon repas fait avec amour ? - Bon Dieu d'merde, ni l'un ni l'autre ! - SALE CHIEN DES ENFERS ! hurla-t-elle de façon hystérique en cognant ses poings sur la table. COMMENT OSES-TU PROFÉRER UN BLASPHÈME À CETTE TABLE ?! - La liberté d'expression ma p'tite Dame. - ET LE RESPECT DANS TOUT ÇA ? - Merde alors, bonne question. C'est juste des mots, faut pas vous mettre dans un état pareil pour si peu. Et interdire le vin à table, ça c'est un blasphème. - TA GUEULE VAURIEN ! Elle pointa Bobby avec sa cuillère. ET TOI ?! C'EST QUOI CES CONNERIES ?! TU TE FAIS ENFILER PAR LE DIABLE ET TU OSES VIVRE ICI ? DÉGAGEZ DE CHEZ MOI ! TOUS LES DEUX ! - Mais, mon ange... - DEHORS ! Quelle plaie. J'ai toujours pensé que les gens susceptibles dans son genre étaient un des boulets que se traînait la société et que, s'ils ne l'étaient pas, le monde se porterait alors un peu mieux. On s'est donc retrouvés à la rue ...
... en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire. Surtout lui. Bobby n'avait qu'une couille. C'était probablement de là que venait son manque de courage pour tenir tête à sa bonne femme. Enfin ex-bonne femme. - T'es fier de toi ? fit-il. - Disons que la soirée prend une tournure plus amusante qu'il y a une heure. - Parle pour toi. - Tu perds pas au change, crois-moi. - T'as intérêt à m'héberger le temps que je retombe sur mes pattes. - Ouais ouais... comme tu veux. J'ai allumé mon premier cigarillo et jeté l'allumette dans la bouche d'égout qui se trouvait à nos pieds. - Bon, foutu pour foutu. Y a un bar dans le centre-ville, on y va se mettre minable ? - Je marche. - Par contre c'est toi qui rinces, tu me dois bien ça. - Je te dois bien ça ? - Parfaitement. Je n’avais pas la foi de débattre avec lui sur ce coup-là. Je lui laissais donc le dernier mot et nous partîmes en direction du centre-ville. Le bar en question était un bar gay. J'aurais dû m'en douter. Mais je m'en foutais, tant que l'alcool coulait ils pouvaient bien se siffler la queue entre eux, ça m'était égal. On est entrés. C'était le milieu de semaine et ça grouillait pas des masses. Nous nous assîmes au comptoir et commençâmes à enchaîner les tournées. Je commençais à être rond, mais suffisamment lucide pour ne pas baisser ma garde. Il était deux heures passées quand un bruit de cloche retentit. Le barman n'y allait pas de main morte, et le mal de crâne qui suivit me fit ...