1. Des camarades de classe (8)


    Datte: 16/01/2018, Catégories: Gay Auteur: Doogy Woogy

    ... de la nuit. Ils firent plusieurs fois le tour des rues avant d’aller s’acheter un cornet de glace. Philippe choisit sans hésiter une double chocolat fraise. Cyrille eu plus de problème à se décider. Il envisageait de prendre quatre boules, ce qui ne manqua pas de faire rire Philippe qui déjà léchait la sienne.
    
    ─ Quatre boules ! Tu n’en as jamais assez… attends quelques jours et tu en auras six à vider, rien que pour toi.
    
    Il coupa la poire en deux et se contenta d’une triple : Citron, kiwi et donc, poire ! Ils laissèrent leurs vélos contre le mur de l’église et posèrent les fesses sur le rebord de la fontaine. Ils regardaient les gens se promener dans les rues, visitant le vieux village, les jeunes qui faisaient un baby-foot sur la terrasse du bar. Philippe se demandait si parmi ses hommes certains aimeraient s’occuper de Cyrille qui n’avait de cesse de réclamer qu’on s’occupe de son plus si petit trou. Mais avant d’en arriver là, il faudrait faire connaissance et s’assurer que les éventuels intéressés ne leur jouent pas un sale tour ensuite. Ils ne pourraient pas compter sur l’anonymat d’une grande ville si l’un d’eux ...
    ... venait à ébruiter qu’un estivant se fait prendre à la chaîne.
    
    La soirée était bien avancée et après avoir eux-mêmes joué quelques parties de baby-foot, ils s’en allèrent pour effectuer leur larcin, non s’en emmener une petite bouteille de soda à la forme caractéristique. Celle-ci pourrait bien finir dans le fondement de Cyrille.
    
    Ils dépassèrent la maison où les deux femmes visées habitaient, s’arrêtèrent un peu plus loin et planquèrent leurs vélos à l’orée de la forêt. Bingo ! Du linge était étendu et séchait dans la brise estivale. Ils enjambèrent sans peine la barrière et se glissèrent fébrilement jusqu’à l’étendage. Le ciel était suffisamment clair pour qu’ils puissent voir qu’elle pièce de linge ils avaient face à eux sans allumer une torche qui pouvait les trahir. Cyrille saisit une culotte en dentelles et une autre qu’elles devaient utiliser pour le sport : elle était plus large, semblait plus confortable. Ils s’abstinrent de dévaliser tout le stock mais avant de partir, ils furent tentés de jeter un œil à l’intérieur de la maison. Peut-être en sauraient-ils un peu plus sur le lien qui unissait ces deux femmes. 
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