1. Quand le soleil monte à Saint-Jean.


    Datte: 22/12/2024, Catégories: grp, nostalgie, regrets, Auteur: Iovan, Source: Revebebe

    ... érotiques » que je leur promets, un jour, d’écrire.
    
    Je suis bien avec eux, ils me plaisent… Jean me demande si les mecs m’attirent… je sais qu’entre les deux garçons, le courant passe bien… alternatif ou continu, ça ne me préoccupe pas trop et j’élude assez vite… je les trouve sympas, mais quand même !
    
    Ma jolie Agnès a bien fait les choses, un buffet somptueux est dressé en cuisine… tout n’est que délices… ! Alors que je me régale d’un La Douysse 2006, et que j’en complimente la belle…
    
    — De ma cave perso… treize degrés, hiver comme été.
    — J’exige une visite… !
    
    Rigolade des autres… Agnès m’emmène.
    
    Nous descendons un étroit escalier de pierre qui sent le salpêtre et l’humidité… au bas de l’escalier, elle se retourne, je l’embrasse sauvagement… je sais que je lui fais mal… elle adore et en redemande. Je bande de plomb. Je l’assieds sur les marches, relève sa jupe, baisse son string sur ses chevilles, elle écarte ses jambes gainées de soie noire, geignant, et offre à ma bouche sa chatte baignée de cyprine à la saveur marine. Je suis brutal, la griffe, la mords et lui fais mal… elle aime… feulant de plaisir, elle empoigne mes cheveux et, à lascives ondulations de ses hanches, s’applique à mon baiser brutal…
    
    Nous remontons, accueillis par des quolibets et des moqueries qui nous obligent à sourire…
    
    Nos tenues sont maintenant bien pires que débraillées, nous sommes presque nus et nos jeux se sont faits bien pires que salaces. Daphné éteint la lumière et ...
    ... déclare en riant qu’elle ne ferait plus la différence entre un string blanc et un string noir… Il est temps, je n’en peux plus d’attendre.
    
    Agnès embrasse Kate, lui prend la main, se saisit de la mienne, nous entraînant vers sa chambre…
    
    Je quitte la chambre au petit jour, dès potron-minet, selon la jolie expression désuète, pleine de charme, laissant les filles de l’aurore, Daphné nue, au bras de Kate, dans le grand lit froissé, je dépose un baiser sur son épaule et les couvre du drap défait. Agnès dort là-bas, auprès de ses amants. Je me glisse dans mon jean usé, enfile un T-shirt, traverse la grande maison endormie et je sors.
    
    Dehors, le petit jour grise les murs… hésite. Je descends la rue de la Citadelle.
    
    Vous dormez encore derrière vos persiennes closes sur vos rêves sages et conformes, vous, si prompts à nous montrer du doigt, nous, les oiseaux de nuit, qui venons de vivre une part des nôtres.
    
    Alors que je tourne l’angle de la rue de France, une bouffée de parfum de rouge à lèvres, venue d’on ne sait où m’embaume des souvenirs de la nuit.
    
    Vous avez été belles… Belles de plénitudes longues et lascives, lianes vous enlaçant, moites de langueur, de sagesse et de stupre, adorables bijoux de chairs lisses et de blessures roses, fleurs de chairs tendres et douces, avec lesquelles j’ai enfin pu parler, lacis de vos cheveux de leurs boucles emmêlés, vos bouches qui se cherchent, et qui tremblent, et se donnent dans les frissons lascifs de vos désirs défaits, ...
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