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Quand le soleil monte à Saint-Jean.
Datte: 22/12/2024, Catégories: grp, nostalgie, regrets, Auteur: Iovan, Source: Revebebe
... occupations, nos métiers, nos loisirs. Ils m’apprennent qu’ils sont tous parisiens : Agnès est plasticienne et a son atelier dans la capitale, mais possède une maison, ici, à Saint-Jean. Kate, designer, bosse dans un magasin de vêtements chics et Daphné étudie le droit à Paris-2. Les deux gars sont dans la pub. Tous se connaissent depuis longtemps. Je suis la pièce rapportée. Je branche Agnès sur son job et, quand elle me montre son travail, je suis bluffé ! Cette fille a un talent fou et une maîtrise extraordinaire de son métier, les pièces qu’elle réalise sont d’une qualité exceptionnelle, elle me montre des photos de ses expos, Tokyo, New York, Londres, elle joue dans la cour des grands et c’est parfaitement justifié. Elle me plaît beaucoup, et elle le sent, il y a quelque chose dans son maintien et sa façon d’être qui ressemble à de la désinvolture, une légère arrogance qui m’amuse… –Attends, ma belle… Il faut que je te dise deux mots… ! - Je les invite au restaurant, et demande à Agnès l’adresse d’un troquet sympa, je n’ai plus mes marques à Saint-Jean depuis un bon moment… Cela fait si longtemps ! — « Les Pyrénées », je connais… mais je préfère garder ça pour des sorties plus intimes. — Tu m’étonnes… ! Tu sais que je n’y suis jamais allée ! — Ma belle… on va réparer ça, rapidement, je te le promets ! Elle me sourit. Au restaurant qu’Agnès a conseillé, je demande une table avec vue sur la Nive, il y en a une, le long de la baie vitrée, nous nous ...
... y installons. Je m’assieds près de celle pour laquelle j’ai tendu mes rets… Je la veux. Pas que physiquement : je sais que je l’aurai. Je veux la faire mienne, je veux qu’elle demande. Alors que nous prenons un apéritif, je leur confie que je ne suis pas coutumier de ces pratiques et que même si cela m’est arrivé à l’occasion, je ne fais pas, comme certains de mes copains le font, une recherche systématique de ce genre de plaisirs. Je leur confie que l’un d’entre eux, célibataire, dépense des fortunes dans les « clubs libertins » et boîtes échangistes pour s’adonner aux joies du pluralisme. Seb me confie que c’est un mode de vie qu’il connaît bien, pour le pratiquer, lui aussi. En regardant les filles, surtout Agnès, je leur explique que cette fois, c’est une expérience que je veux tenter… aller au bout des choses avec des partenaires qui cultivent ce dont ils ont fait un art de vivre… je leur demande de m’accorder une nuit fauve, du cuir, un don de soi, de l’élégance… champagne… peut-être, même un certain dandysme…, leur affirmant qu’ils sont en droit d’exiger la même chose de moi et je sais vers qui mon discours se tend, quand je déclare que ce que je recherche n’est pas qu’un plaisir bestial… même si je l’accepte, mais une émotion aussi bien sensuelle, qu’intellectuelle et esthétique… Kate se penche sur moi et avec son charmant accent : — J’adore tout ce que tu dis… Vraiment, ça me plaît ! Je suis impatiente… Agnès hoche la tête, me regarde. — Je suis ...