1. Quarante voleurs


    Datte: 02/12/2024, Catégories: humilié(e), contrainte, sm, attache, aventure, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... liberté. J’en sais bien trop sur ton précieux caillou… Alors, finissons-en ici et maintenant…
    
    Aylin hésita un instant, comme cherchant des mots.
    
    — J’ai un certain respect pour toi, Amir. Je ne veux pas vivre dans l’angoisse et la crainte, en me demandant chaque jour… Tu comprends ? Que tu me tues ne sera pas la pire des morts. Je sais depuis longtemps que je ne mourrai pas dans un lit. Si j’ai le choix… Vous autres, Arabes, êtes des maîtres en poisons, non ? Alors, un poison rapide… ou un produit qui me ferait dormir avant… Une mort douce ! J’ai souffert ces derniers temps, comme je n’avais jamais souffert, Amir. Je ne me plains pas, non… Je te dis les choses. Personne ne mérite ce que j’ai vécu. Alors, oui… si possible, une mort sans souffrance. J’ai eu mon comptant de douleur, Amir…
    
    Le chef des quarante voleurs avait écouté avec attention les propos de l’Irlandaise. Un instant, il parut hésiter sur la conduite à tenir, puis les yeux azur se fixèrent au regard gris.
    
    — Aylin Temple… depuis que je te connais, tu clames que tu veux mourir. Alors si tel est vraiment ton souhait… Je l’exaucerai ! Mais avant de te tuer, l’Irlandaise… je vais te raconter une histoire. Peut-être qu’après, tu comprendras qu’on peut vivre avec ses souffrances…
    — Pardonne-moi d’avoir dit ce que j’ai dit au sujet de la taille de ta… Quand j’étais dans ma prison, j’ai évoqué…
    — Tu ne pouvais pas savoir.
    
    Le maître des voleurs eut un sourire triste, et Aylin prit le temps d’une gorgée ...
    ... d’eau.
    
    — Une chose que j’aimerais savoir, Amir…
    — Je t’écoute l’Irlandaise.
    
    Cette voix, ce rire léger, presque gracile, cette masse du corps, mélange de muscles et de lard… Maintenant, Aylin comprenait mieux.
    
    — Ces femmes que j’ai vues. Comment peux-tu faire ce que tu fais, après un tel passé ? Une telle histoire ? Je déteste les esclavagistes, mais toi… Toi, tu devrais les haïr !
    
    Amir bougea et dégagea fourreau et dague de sa large ceinture.
    
    Ainsi, le moment était venu ! Il ne passerait pas par le poison… Peut-être qu’il n’en avait pas, et une dague bien maniée pouvait être presque douce. Aylin savait de quoi elle parlait. Et lui, Amir ? Savait-il se servir de cette arme superbe ?
    
    — Et je les hais, femme ! Si tu savais à quel point je les hais. J’ai libéré ces femmes. Ou disons… qu’elles le seront bientôt. Elles sont enfermées pour… leur propre bien ! J’interdis les viols, mais les hommes sont des hommes. Je connais les miens. Hormis certains, je n’ai pas confiance en la plupart. Ils restent avec moi parce que je les enrichis. Tu l’as dit toi-même. Certains ne me respectent pas. J’ai confiance en d’autres personnes. Ils sont mes espions. Ils me trouvent des hommes pour remplacer d’autres hommes. Ceux-là que tu vois ici n’ont pas touché de femmes depuis des mois… Ils prendront ces femmes. Je ne peux l’empêcher. Ils pourraient devenir mauvais. Personne n’y gagnerait rien. Ils les prendront ici, et sans trop de violences, parce que je ne serais pas loin. Et ...