Confidence d’une femme infidèle
Datte: 14/11/2024,
Catégories:
fh,
extracon,
Collègues / Travail
amour,
jalousie,
confession,
extraconj,
Auteur: Patrick Paris, Source: Revebebe
... j’ai trouvé le dîner sur la table, il n’était pas revenu. J’ai attendu plusieurs jours avant que la porte ne s’ouvre. Il n’a rien dit.
J’ai servi le dîner comme tous les soirs. On s’est assis l’un en face de l’autre… l’habitude. Un peu irrité, il m’a juste dit :
— Ne me regarde pas comme ça, j’étais seul, pas avec une femme.
Sans le vouloir, j’ai poussé un soupir de soulagement.
— Je ne suis pas comme toi, je ne peux pas coucher avec n’importe qui… J’avais besoin d’être seul, pour réfléchir… Ça t’étonne ?
Je n’ai pas osé lui demander le résultat de sa réflexion.
Pendant son absence, je l’avoue, j’ai fouillé dans ses papiers. J’y ai trouvé la carte de visite d’un avocat des affaires familiales, voulait-il me quitter ? En regardant dans tous les tiroirs, je n’ai trouvé aucun dossier. Tous les jours, je guettais le facteur, dans l’attente de la lettre qui signerait ma condamnation. Rien, aucun courrier. Une chance. Mais il y avait pensé. Dans une enveloppe, le résultat de ses tests, il était négatif, « Merci mon dieu », au moins je ne l’avais pas contaminé. J’étais soulagée, mais il ne m’en avait rien dit, il n’avait pas voulu me rassurer.
Qu’étais-je devenue pour lui ?
La vie a repris son cours, mais plus rien n’a été comme avant. Il y a toujours un avant et un après. Il n’a plus été le même. Lui, si expansif, me racontant tous les soirs sa journée, il est devenu taciturne, perdu dans ses pensées, le regard triste.
Moi aussi je n’étais plus la même, ...
... je n’osais plus lui reprocher la moindre chose, de ne pas ranger ses affaires, de… de… de peur… je culpabilisais pour tout. Presque à m’excuser sans arrêt et le remercier de ne pas m’avoir quittée.
Lui qui n’oubliait jamais les fêtes de famille, il pensait toujours à celles des enfants, mais il n’a plus jamais fêté notre anniversaire de mariage. Les premières années, j’ai acheté des fleurs pour le lui rappeler, puis j’ai fini par oublier la date.
Bien sûr, on a refait l’amour. Il avait accepté qu’on aille voir notre médecin ensemble pour qu’il nous explique comment nous protéger. Mais je n’ai jamais retrouvé sa douceur, sa tendresse. Ni notre complicité ni le bonheur d’avant.
Notre vie intime aussi a changé. Il me laissait prendre ma douche toute seule, et allait dans la salle de bain quand j’en sortais, fini le second round sous l’eau. Pour s’endormir, il ne me prenait plus dans ses bras pour me protéger pendant mon sommeil. Je sentais bien qu’il pensait encore à l’autre, moi je l’avais oublié, pas lui. Je repensais à notre conversation, « que pour le sexe », c’est certain, je l’avais blessé, atteint dans son honneur, dans sa dignité. Dieu m’est témoin que je n’ai jamais voulu ça.
Nos étreintes, souvent trop rapides, me laissaient insatisfaite. J’imagine que Stéphane devait être frustré lui aussi.
Je me masturbais régulièrement sous la douche, déclenchant l’orgasme libérateur.
Ce n’était pas assez, il me manquait le regard d’un homme, cette petite lueur de ...