1. Les loups sont entrés dans Paris...


    Datte: 05/11/2024, Catégories: f, cérébral, aventure, sf, Auteur: Juliette G, Source: Revebebe

    ... d’merde…
    — J’ai aussi peur que tu me fasses du mal, que tu as peur que je te tue. Si tu réponds à mes questions, je te connaîtrais mieux. Alors peut-être que je n’aurais plus peur de toi.
    — Et tu m’tueras pas ?
    
    La tueuse de loups éluda la question et démonta lentement son épieu de chasse. Un geste qui apaiserait peut-être le garçon.
    
    — Quand j’en saurai plus sur toi, je répondrai à tes questions si tu m’en poses. Et tu comprendras certainement que je n’ai aucune raison de te tuer, si toi tu ne me veux pas de mal.
    — Tu veux p’t’être me voler ma maison ?
    — Pourquoi ne t’ai-je pas déjà tué en ce cas ! Je te tue tout de suite et tout est à moi. Je ne veux pas de ta maison. As-tu vu d’autres humains ? En connais-tu ?
    — Oui. Y a un p’tit village à une demie journée d’marche.
    
    Les paroles d’Élias stupéfièrent Lyrie et elle s’efforça au calme. D'autres humains ! Des gens vivants dans un village…
    
    — Il y a Lilas et Vic aussi… Ils sont pas loin.
    — Où sont Lilas et Vic ?
    — Ils sont partis chercher les chèvres plus loin dans l’parc.
    
    Lyrie avait du mal à penser. D’autres humains vivaient avec le garçon et il y avait un village et des chèvres non loin. Elle réussit à canaliser ses pensées. Elle devait rester calme et s’armer de patience.
    
    — Quel âge as-tu Élias ?
    — Douze ou treize ans… Ma mère n’était plus très sûre. Et toi ?
    — Je ne connais pas exactement mon âge moi non plus. Vingt-sept ans peut-être… J’ai cessé de noter le temps qui passait depuis… Où est ta ...
    ... mère ?
    — Morte. L’année d’avant. Mon père est mort quand j’étais môme.
    — Lilas et Vic vont revenir ?
    — Ben oui…
    — Quand ?
    — Dans pas longtemps.
    
    La tueuse de loups respira profondément en fixant le garçon. Elle retint sa prochaine question, décidant qu’elle pouvait effrayer le jeune gars. Lilas et Vic étaient-ils armés ? C’était d’ailleurs une question idiote. Ils l’étaient forcément.
    
    — Pourquoi tu tapais le sol avec ton bâton ?
    — Quoi ?
    — Que faisais-tu quand je te suis tombée dessus ?
    
    Le garçon parut surpris et haussa ses frêles épaules.
    
    — Ben j’binais quoi…
    
    Lyrie n’avait aucune idée de ce que cela signifiait, mais elle ne dit rien de plus. Un petit moment elle observa Élias et elle se leva dans un mouvement souple.
    
    — Je vais te détacher, Élias. Tu ne chercheras pas à me faire du mal ?
    — Non ! Pourquoi j’f’rais ça !
    — Je t’ai attaqué. Tu dois te méfier de moi…
    — Tu veux pas m’tuer alors ?
    — Non. Je ne le veux pas ! Tu sais ce qu'est une promesse, garçon ?
    — Oui.
    — Je te promets que je ne désire pas te faire de mal.
    — Alors j’te f’rais rien moi non plus. Et d’abord t’as ton couteau là…
    — Tu n’as plus à avoir peur. Nous allons nous mettre là-bas !
    
    Lyrie avait désigné une table et des chaises dans la pièce voisine puis elle avait libéré Élias qui s’était aussitôt dirigé là où elle le désirait. Elle, l’avait suivi sans un mot, attentive aux moindres mouvements de son prisonnier maintenant libre.
    
    — C’est la cuisine. Tu as faim ?
    
    La question ...