1. Quiproquos et conséquences 1/8


    Datte: 26/10/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Lord of Sitges, Source: Hds

    ... précipitamment :
    
    « – Bien entendu, pour nous excuser de ce fâcheux contretemps et vous dédommager de cet arrangement, nous vous rembourserons vos acomptes respectifs et nous ne vous ferons pas payer la location de ce logement.
    
    Par ailleurs, voici déjà une réduction de 50% sur vos quatre forfaits « remontées » ainsi que sur la location de votre matériel. »
    
    Nos protestations avaient été tuées dans l’œuf par ce dédommagement financier malgré tout alléchant.
    
    Même si la perspective de cohabiter une semaine avec ces inconnus ne m’enchantait guère, Alice et moi ne roulions pas sur l’or et le fait de ne pas payer la loc et seulement la moitié des forfaits et du matos donnait une sacrée bouffée d’oxygène à notre budget.
    
    Nous nous sommes regardés tous les quatre.
    
    Ils durent faire plus ou moins la même analyse que moi et, de toute façon, il fallait bien sortir de cette impasse.
    
    Nous avons donc accepté du bout des lèvres, pour le plus grand soulagement de notre interlocuteur.
    
    *****
    
    Nous nous sommes donc installés, à quatre.
    
    L’impression était un peu bizarre, ça faisait un peu ambiance auberge de jeunesse où personne ne se connaît mais tout le monde met du sien pour cohabiter.
    
    L’appartement était effectivement beaucoup plus grand qu’un simple « studio cabine » mais tout de suite vint le premier dilemme :
    
    Certes il y avait une chambre séparée, mais le deuxième couchage était constitué par un canapé « clic-clac » qui servait aussi de fauteuil, le ...
    ... jour, dans le coin salon-salle à manger.
    
    Quel couple aurait le privilège de se taper cette couche hybride sans réelle intimité puisqu’au milieu de l’appart ?
    
    D’un commun accord, nous avons décidé de séparer la semaine en deux : Les trois premières nuits pour les uns, les quatre suivantes pour les autres.
    
    Et comme Claire était suffisamment excédée comme ça, plutôt que de tirer à la courte paille, nous nous somme dévoués pour commencer par le clic-clac.
    
    Il fallait bien faire un pas pour que cette semaine de vacances ne se transforme pas en enfer.
    
    Après avoir transféré nos bagages de la voiture vers l’appartement, Alice et moi nous nous sommes dépêchés de ressortir pour aller louer notre matériel avant la fermeture du magasin. Toutes ces péripéties nous avaient mis sacrément en retard.
    
    En essayant ces instruments de torture volontaire que certains osent appeler chaussures de ski, nous avons profité de nous retrouver enfin seuls pour commenter ce qui nous arrivait.
    
    « – Quelle galère ! Evidemment, ça ne pouvait tomber que sur nous, un truc pareil ! » Commença Alice
    
    « – C’est sûr ! Comment tu trouves nos « colocs » ? »
    
    « – On aurait pu tomber plus mal… Lui a l’air plutôt cool. Heureusement, car j’ai l’impression qu’on ne va pas rigoler tous les jours avec sa femme. Quelle pimbêche, celle-là ! »
    
    « – Oh oui ! Elle a l’air d’être sacrément coincée du cul, lui non plus ne doit pas se marrer tous les jours.
    
    J’parie qu’il doit prendre rendez-vous un mois à ...
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