1. Divers 10 vers (mais pas forcément d'hiver)


    Datte: 25/10/2024, Catégories: amour, poésie, Auteur: Melle Mélina, Source: Revebebe

    ... qu’il te faut saillir ?
    
    Tôt ou tard, ça va te revenir en pleine gueule
    
    Ce sera hilarant
    
    Tu comprendras alors ce que c’est d’être seul
    
    C’est juste hilarant
    
    Tu peux te marrer,
    
    Ça va faire ricochet
    
    En ces temps de liesse, J’entre au casino, sûre de mon adresse
    
    Dans l’allée je progresse de Las Vegas à Rio
    
    Attirée sans cesse par les bandits manchots, détour par la caisse
    
    J’aime sur moi le regard de l’hôtesse quand elle saisit mes pièces,
    
    Sensible à mon numéro
    
    Ah ! Quel credo !
    
    Dieu que c’est beau,
    
    Le cash en écho !
    
    J’ai la baraka, le fric me brûle les doigts
    
    J’ai la baraka, encore pour moi
    
    J’ai la baraka, la mise me reviendra
    
    J’ai la foi, j’ai la baraka.
    
    Je joue sous les bravos, je les intéresse
    
    La lumière me caresse et réveille ma libido.
    
    Que de politesses pour flatter mon ego, nommez-moi Altesse
    
    J’aime sur moi le regard de la foule quand le jeu est l’ivresse
    
    D’empocher le magot
    
    La thune à gogo !
    
    Dieu que c’est chaud,
    
    Mais jamais trop !
    
    J’ai la baraka, le fric me brûle les doigts
    
    J’ai la baraka, encore pour moi
    
    J’ai la baraka, la mise me reviendra
    
    J’ai la foi, j’ai la baraka.
    
    Je compte mes zéros, toute ma richesse.
    
    J’aime sur moi son regard de tigresse quand elle touche ma faiblesse
    
    Sensible à mon numéro
    
    Oui, c’est le gros lot
    
    Même si son jeu est faux
    
    Je mise à nouveau et je lui laisse gagner le reste…
    
    J’ai la baraka, j’ai plus de fric sur les doigts
    
    J’ai la baraka, ...
    ... bien malgré moi
    
    J’ai la baraka, l’hôtesse est dans mes bras
    
    J’ai la foi, j’ai la baraka
    
    (Frites).
    
    Peut-on comprendre ce qui m’arrive ?
    
    J’ai la cervelle pleine de trous
    
    Mon âme part, elle dérive
    
    Comment puis-je tenir debout ?
    
    J’encaisse et je relativise
    
    Y’a plus malheureux après tout
    
    Alors je laisse passer la crise
    
    Et je ravale tout d’un coup
    
    L’espoir tué dans l’œuf, il faut bien que je vive
    
    En oubliant un peu cette malchance abusive
    
    Le temps s’évapore en fumette
    
    Ma cervelle fuit d’un peu partout
    
    Mais il n’y a rien que je regrette
    
    C’est comme ça, un point c’est tout
    
    Bien que tué dans l’œuf, l’espoir fait vivre
    
    Je sais, faut en parler, mais quoi en dire ?
    
    Je sais, faut écouter,
    
    Alors par rapport aux remords resteront les regrets.
    
    L’explication est clinique, bien que psychanalytique
    
    Un peu apocalyptique
    
    J’ai fait des rêves de conquêtes, créer la vie d’un petit bout
    
    Et plus j’attends, plus je m’apprête à la prendre sur mes genoux.
    
    Voici la preuve par neuf qu’il faut bien que je vive
    
    J’en connais pas mal sur la mort, sur ce qu’elle fait autour de nous
    
    Et bien serré contre ton corps, elle t’étouffe, te tord le cou
    
    Et toujours rien de neuf, mes espoirs s’amenuisent.
    
    Ce n’est pas pour toi que je pars,
    
    Mais parce que les idées noires que j’enfouis
    
    Font que là, il y en ait marre.
    
    Je m’ennuie, je m’ennuie, je m’ennuie…
    
    Morosité, une vérité que je ne puis cacher
    
    Une vérité, lourde à ...