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Pâle incandescence
Datte: 20/09/2024, Catégories: fh, couple, amour, dispute, revede, pénétratio, mélo, regrets, Auteur: Olaf, Source: Revebebe
... trop longue frustration sensuelle peut initier dans les méandres d’un cerveau en manque d’assouvissement ! Un bref instant, j’hésite à lâcher les rênes, à retourner le corps désiré sur le ventre et à le pénétrer profondément. Arrivée à ce stade, en rêve ou en vrai, elle doit être trempée, prête à n’importe quelle chevauchée ! L’idée de m’emparer d’elle de cette manière irrespectueuse décuple mon envie. Je contemple ma proie encore une fois avant la charge finale. L’élégance de ses dessous, qu’une sensuelle fébrilité me pousse maintenant à malmener, suffit à ouvrir les vannes. Une main sur un sein, l’autre sur sa nuque, je l’étreins fermement pendant que je m’active en elle. Sans me donner la peine de l’associer à la montée de mon plaisir, je me délecte longuement d’une volupté quasi solitaire. Tout son corps vibre sous les secousses de mes reins. Pourtant, malgré les pulsions viriles qui me poussent à une rapide jouissance, l’ambivalence de sa passivité me trouble. Impossible d’ignorer qu’elle me laisse en réalité m’emparer d’elle, comme si, à défaut d’embrasement des sens et du cœur, son emprise sur ma virilité suffisait à la contenter. L’intensité de mon désir n’est sans doute pas une réelle source de plaisir pour elle. Quant à la jouissance, elle ne fait depuis longtemps plus partie de ce qu’elle espère de moi. Mais la domination de ma libido est peut-être pour elle une source de sourde satisfaction paradoxale. Il est trop tard pour y remédier, et je ne ...
... suis plus en état de maîtriser la situation. Elle connaît les sortilèges qui me font succomber sans qu’elle ait besoin de s’impliquer vraiment. Quelques contractions intimes et un long gémissement parfaitement simulé suffisent à me désarçonner. Un premier spasme me traverse alors, puis un autre et un autre encore. Enfin, la première giclée de sperme s’échappe, transformant la douloureuse tension que mes hésitations ont provoquée en une apothéose éjaculatoire. Profondément enfoncé en elle, je me répands longuement dans son ventre, savourant chaque contraction, chaque secousse, chaque pulsation. Les saccades de cette éjaculation me libèrent des tensions accumulées au cours de la nuit et de mes divagations relationnelles. Ce soulagement est pourtant loin d’être pleinement satisfaisant. Pire, lorsque tout est consommé, un étrange et douloureux sentiment d’inconfort me paralyse. En acceptant d’être le simple réceptacle d’un débordement auquel je ne l’ai pas conviée, cette femme, ma femme comme je m’autorise encore à la considérer, a joué mon jeu dans la plus totale abnégation. La perfide servilité sensuelle dont elle fait ainsi preuve me rend à jamais responsable, coupable même, de cette fade incandescence qui remplace les embrasements des premières années de notre amour. Lorsque tout est consommé, elle ouvre les yeux et tourne la tête vers moi. Son sourire un peu triste m’achève. La pâle satisfaction que je crois lire sur son visage ne suffit pas à me rassurer. ...