1. Pâle incandescence


    Datte: 20/09/2024, Catégories: fh, couple, amour, dispute, revede, pénétratio, mélo, regrets, Auteur: Olaf, Source: Revebebe

    ... endormi suffisent à me mettre en rut.
    
    Rien ni personne ne domptera plus la bête qui piaffe dans mon ventre. Il me faut cette femme, son sexe, le plaisir que j’en tire parfois encore et que jamais elle ne me refuse. Mais cette abnégation conjugale n’est-elle en vérité pas la meilleure manière de me rabaisser, de dévaloriser ma virilité ? Du cadeau amoureux des premières années, mon impatience virile n’est-elle justement pas à l’origine d’épanchements tolérés plutôt que désirés ? Où trouver assez de force en moi pour croire encore à des plaisirs que je pourrais lui offrir de toute la vigueur de mon membre ?
    
    Dernier regard avant de m’emparer d’elle. Une évidence s’impose dans ce sursaut de lucidité. Cette femme, en plus de ce qu’elle offre de si excitant, a encore tout pour me séduire. Son intelligence, son humour corrosif, sa vivacité autant que son élégance, la rendent attirante, désirable et font compter double les heures passées en sa compagnie. J’en profite jour après jour. Je le redoute chaque soirée où nous allons ensemble et où je capte les regards des autres mâles qu’elle ignore superbement. Je n’ai aucune idée de son attitude hors de ma présence.
    
    Des visions fugitives de plaisirs partagés, avec moi ou avec un autre, exacerbent mon désir. Mes mains tremblent, ma bouche s’impatiente. Je joue maladroitement avec ses cheveux, couvre sa nuque des caresses et des morsures que je la savais apprécier. Les pointes de ses seins se dressent, signe de son prochain ...
    ... réveil.
    
    Je considère égoïstement sa passivité comme une preuve de consentement. Je ne doute d’ailleurs pas que cette vulnérabilité soit devenue la vraie raison de mon soudain désir. Qu’importe, sans perdre de temps en maladroits préliminaires, j’approche mon sexe de ses fesses, puis glisse au coup par coup jusqu’à sa fente. Attiré par la tiède moiteur, je finis par m’enfoncer lentement mais sûrement dans sa vulve à peine entrouverte.
    
    Sans réaction de sa part, je m’impose un instant de retenue pour mieux jouir de cette étroite conjonction. Ignorant les lancées voluptueuses qui agitent mes hanches, je reste immobile entre ses cuisses. Bref répit qui me laisse la liberté de me souvenir à quel point cette femme excitante et séduisante a tout pour m’attacher à elle. Tant par ses talents domestiques, par son indéniable sens artistique, que par la place si parfaite qu’elle sait donner à chaque chose autour d’elle. Sans oublier sa manière de mettre son corps en valeur, de jour comme de nuit, et cette troublante habitude qu’elle avait autrefois de jouer naturellement de sa féminité pour entretenir mon impatience, ou pour me provoquer, à sa convenance.
    
    — Baise-moi maintenant, enfonce-la, ne te retiens pas, donne-moi tout…
    
    Si elle est réveillée, ses feulements ne laissent aucun doute sur le plaisir qu’elle est en train d’éprouver. Grâce à moi ? À moins qu’une agréable conjonction érotique ne se produise dans son subconscient, entre son rêve et ma rigide réalité. Qui sait ce qu’une ...