1. AU PARFUM. Partie 10 (et dernière)


    Datte: 14/09/2024, Catégories: Entre-nous, Les femmes, Auteur: Mib14, Source: Hds

    AU PARFUM – PARTIE 10 (et dernière)Mariana était songeuse. Elle avait l’impression de faire partie de la Résistance. Elle allait d’un réseau à un autre, elle espionnait, elle mentait, elle se faisait rejeter.
    
    Quand elle regardait froidement la situation à Paris, elle se demandait si c’était vraiment ça qu’elle recherchait : les chambres d’hôtel, les spectacles érotiques, les orgies en robes longues, les vidéos.
    
    Il est vrai que Mariana avait sa part de la baise et elle était persuadée qu’elle n’aurait jamais rencontré autant de belles femmes qu’avec Ninon, Minou, Nathalie, Pénélope, Lisa et Angèle. Mais elle baisait toujours pour une raison : faire plaisir, en tirer des renseignements, découvrir des faiblesses, faire du chantage. C’était ça faire partie du grand réseau parisien de lesbiennes ? ou du petit réseau de Lyon ?
    
    Avec son expérience lyonnaise d’Au Parfum, Mariana s’était fait engager dans un grand magasin où on vendait des vêtements pour femmes, du parfum, des sacs à main, des souliers, etc.. Le magasin « Madame » était à peu près toujours bondé de femmes de 16 à 75 ans.
    
    L’Italienne continuait toujours ses cours et travaillait chez « Madame » deux jours par semaine. Elle voyait moins souvent Nathalie qui était occupée à faire des contacts avec des couturiers. Nathalie n’avait rien pour elle en ce moment et lui avait demandé de se trouver un appartement, car elle utilisait celui du VIe pour des rencontres particulières. Mariana s’était trouvé un petit ...
    ... appartement dans le XIIIe près des hôpitaux. C’était aussi près de Montparnasse qu’elle appréciait de plus en plus et où elle travaillait.
    
    Un jour vers 19h, en sortant du magasin pour retourner chez elle, Mariana se retrouva nez à nez avec Andréa, une collègue italienne de l’Université, avec qui elle avait travaillé sur quelques projets de beaux-arts.
    
    « Salut », s’écria Andréa, faisant la bise à Mariana, « Je ne savais pas que tu fréquentais cette boutique ».
    
    « J’y travaille, ma fille. Alors que désirez-vous Madame ? Une étole de vison, un sac à main en croco, un parfum Chanel ? « , se moqua Mariana« Sans blague ? Tu travailles ici ? Moi j’y viens assez souvent parce que c’est du bon et ce n’est pas trop cher », dit Andéa« Il y a aussi les plus belles filles », dit Mariana tellement habituée à faire cette blagueAndréas figea et regarda ses souliers. « Comment avais-tu deviné? », dit Andréa« Oh…ne t’énerve pas comme ça…par la façon dont tu me regardes. Je suis habituée, je suis lesbienne depuis des lunes », réconforta MarianaAndréa était sonnée. Mariana lui prit le bras et elles se dirigèrent vers l’est sur Port-Royal.
    
    ‘Viens, je connais un petit resto asiatique près d’ici. Tu aimes ?’, dit Mariana« Oui…bien sûr…c’est chouette…je ne savais pas que toi aussi.. », marmonna Andréa toute confuse.
    
    Andréa était du même âge que Mariana et venait de Pise. Ce n’était pas une beauté mais elle avait d’abondants cheveux noirs bouclés qui lui descendaient sur les tempes et ...
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