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Infidèles 1.0.1
Datte: 01/09/2024, Catégories: f, fh, extracon, hotel, caférestau, pénétratio, fsodo, extraconj, Auteur: Ericcontact, Source: Revebebe
Elle est là. Elle est venue. Je ne pensais pas qu’elle le ferait, mais c’est bien elle… conforme à la photo qu’elle avait mise dans son profil. J’ai pas l’air con maintenant, moi qui comptais sur un lapin pour ne pas tomber dans le cliché du mari infidèle. Mais elle est bien là alors je vais aller la rejoindre. Elle pianote sur son smartphone. Aussi jolie que sur la photo. Ses 45 ans lui vont à merveille. De longs cheveux blonds soulignent son visage. Des rides de rires et de soleil éclairent de grands yeux et une bouche délicieusement ourlée. Un peu de chirurgie probablement à cet endroit, mais faite avec parcimonie, ce qui ne gâche rien à sa beauté vraie. Elle est adossée dans un fauteuil moelleux, les jambes croisées élégamment. De jolies rondeurs confirment ce qui m’avait plu sur l’application de rencontre. J’avance en essayant de ne pas avoir trop l’air crétin. Je suis comme je suis après tout… 1,75 m, mince, « limite crevette » mais avec quelques muscles çà et là. Le minimum syndical : sans être repoussant, je ne me trouve pas moche, je pense… En tout cas, j’ai pas de brioche et encore mes cheveux. À 44 ans, c’est déjà ça de pris ! On avait matché il y a une semaine sur cette application. Sa description dans son profil était quasiment identique à la mienne : « Femme mariée de 45 ans, peu libre mais ayant envie de voir autre chose. » Je m’étais contenté d’être honnête dans la mienne : « Homme marié et rarement dispo, cherche petits moments rares ...
... ». Double cliché, mais ça avait au moins le mérite d’être clair. À la première discussion, on s’était trouvé un point commun : l’humour un peu con, ou comment passer joyeusement du coq à l’âne… Ma première question, en guise de bonjour, avait été de lui demander quel était son plat préféré. Ça l’avait fait rire et après m’avoir répondu que c’était la pizza quatre fromages, elle m’avait demandé si j’arrivais à faire bouger mes oreilles sans les toucher. Malgré ma réponse négative, on avait poursuivi notre conversation mi-absurde, mi-dada. On avait parlé de choses diverses les soirs suivants, chacun dans sa cachette. On avait enfoncé les portes ouvertes : elle était délaissée par son mari qui ne vivait que pour bosser. Il lui avait dit de prendre un amant lors d’une dispute, elle l’avait pris au mot. Elle aimait sa vie tout de même et elle l’aimait aussi encore. Quant à moi, je vivais avec une femme que j’aimais aussi, mais qui n’avait plus de désir pour moi ni pour un autre. Je n’avais pas ajouté plus de détail, pour le moment peut-être. Elle avait tenté quelques rencontres assez foireuses, souvent sans aller au-delà d’un café ou d’un verre. Moi j’avais pallié jusqu’à présent de différentes manières sans franchir le pas. Mais le résultat nous avait mené tous les deux au même endroit : ce bar-lounge un peu à l’écart dans notre ville. À deux mètres de sa table, j’hésite entre un « salut », un « bonjour » ou un original « yiiiiii-haaaaa ! » — Bonjour Audrey, ...