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La Corine
Datte: 12/08/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Tamalou, Source: Hds
... ne m'a jamais expliqué. « Cela peut-il être vrai ? » s’inquiéta ma femme. « Je ne sais pas » a répondu Corine. À table, Raymond a recommencé son réquisitoire sur sa méfiance à l'égard des banques. Il m'a rappelé que je devrais commencer à stocker des pièces d'or. « Quand le monde sera dans la merde, les banques fermeront, et ceux qui n’ont pas prévu crèveront. Si vous n’avez pas les moyens d'acheter de l'or, achetez de l'argent, c'est beaucoup moins cher » À cette époque, au lieu d'or ou d'argent, nous avions décidé d’acheter une maison plus agréable. Ma femme a demandé à Corine si son agence immobilière pouvait nous proposer une bonne affaire. C'est alors que Corine lui a raconté qu'elle avait été renvoyée de son travail. Sa patronne la soupçonnait d’avoir une liaison avec le patron, son mari. Il a fallu insister un peu, mais elle a fini par raconter que le patron, faisant semblant de montrer un bien à un acheteur, emmenait Corine dans des logements inoccupées qui lui étaient confiés à la vente. Ils entraient comme s'ils visitaient le bien. Une fois dans la chambre, il la baisait, puis ils rentraient au bureau. Malheureusement, la femme, qui était associée dans leur agence immobilière, faisait visiter le bien à un client, lorsqu'elle est tombée sur eux à l’improviste. Exit Corine, vendeuse immobilière en herbe. J'avais déniché une belle maison dans un vallon à l'extérieur de la ville, mais elle avait subi des dégâts des eaux. J'ai demandé à Raymond d'y ...
... jeter un coup d'œil, et il a souligné divers problèmes supplémentaires qui, selon lui, pourraient être coûteux. Sachant qu'il était l'expert, ses commentaires m'ont découragé de faire une offre. Ma femme, étant un peu prude, pensait que le moment était venu d’espacer les contacts avec le couple, les frasques de Corine devenant un peu trop répétitives. Mais Raymond nous a appelés une semaine plus tard. Les ventes de biens immobiliers étaient faibles, et le constructeur pour lequel il travaillait lui faisait bénéficier d’un prix très bas sur les maisons qu'il construisait. Nous sommes allés voir les maisons qui n’étaient pas finies, et à bonne distance. Il y avait Raymond, tout seul, sans ouvriers en vue, pour nous montrer les maisons. Il y en avait trois à vendre, et il fallait les acheter tous les trois pour faire l'affaire. J'ai demandé à Raymond : « Seriez-vous intéressé à en prendre une pour vous, et nous pourrions revendre la troisième ? » C'était comme s'il ne m'avait pas entendu. « C'est une excellente opportunité pour vous, vous les achetez, je les finirai, et vous vous ferez des couilles en or » Nous avons envisagé une participation, mais parce que les maisons n'étaient pas finies, et que nous ne savions pas ce que ça coûterait pour les terminer, et que nous ne pouvions pas acheter que l'une d'entre elles, nous avons réfléchi à la situation, et nous avons commencé à avoir des doutes sur Raymond. Le lendemain soir, Raymond a insisté pour nous présenter au ...