1. La Corine


    Datte: 12/08/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Tamalou, Source: Hds

    Ma femme et moi, nous avions rencontré Corine et Raymond pour la première fois dans un des magasins de vêtements du centre commercial. Samedi matin, nous faisions la tournée des magasins parce que ma femme avait décidé que j’avais besoin de chemises. J’ai été époustouflé par cette nana qui regardait les jeans près de la porte d’entrée. D’abord, j’ai pensé que c’était une de ces putes qui arpentent le bitume des ruelles derrière le centre commercial. Je l’ai suivi des yeux un moment, hypnotisé par le balancement de ses hanches, et le volume de ses nichons. Puis elle a disparut vers le fond du magasin, et je me suis rappelé que j’étais venu là avec ma femme.
    
    Alors que je me retournais, cherchant du regard ma femme, il y avait ce grand type, Raymond, qui parlait avec Florence. Ma femme se fait toujours draguer, tout le temps, n’importe où, et par n’importe qui. Elle est trop gentille, et n’ose pas envoyer promener les baratineurs. Dès que je la laisse seule deux minutes, je la retrouve avec un mec en train de lui conter fleurette. Ce grand type, Raymond, était charmant et loquace. Il avait demandé son avis à ma femme sur un choix de vêtements. Bien évidemment, ma femme se considérant comme une experte, se chargeait d’expliquer à Raymond l’assemblage des couleurs. Elle parcourait les piles de linges pliés en commentant pour Raymond. Elle était ravie d’avoir un nouvel adepte, et semblait le trouver très agréable.
    
    Peu de temps après, Corine est réapparue et Raymond nous a ...
    ... présenté sa femme, j’ai eu beaucoup de mal à ne pas montrer ma surprise, et j’ai pensé : « Ça, ta femme ? Merde, moi qui croyais que c’était une pute en train de tapiner dans le centre commercial pour racoler des clients »
    
    Naturellement, Corine a souri en rejoignant notre groupe. C’était une blonde platine, maquillée comme une voiture volée, la quarantaine. Ils nous ont raconté qu’ils étaient mariés. Jamais vu de couple plus disparate. Raymond semblait être un gros balourd un peu frustre, et il avait bien 15 ans de plus que Corine. Nous quatre ne formions plus qu'un, et nous avons visité toutes les allées, sans nous séparer une seule seconde. Nous avons acheté quelques bricoles indispensables, et nous sommes allés faire la queue devant la seule caisse ouverte. Une fois sortis du magasin, Raymond, aussi collant qu'un pot de miel, a suggéré que nous allions tous au bar voisin pour faire connaissance.
    
    Je n'étais pas trop intéressé, mais ma femme et Raymond menaient le défilé, bras dessus, bras dessous, Corine suivait, et je fermais la marche, fasciné par le balancement de ses hanches. Malheureusement, c’était un Starbucks, et ça a pris une éternité pour se faire servir. Nous avons dû attendre que le Gogol vienne nous demander de prononcer nos noms à haute voix pour qu'il puisse les écrire au feutre sur les tasses. J'ai dit que mon nom était "Pipo", Raymond a dit "Toto", ma femme, qui n’aime pas mentir, a dit "Florence" et Corine a dit :
    
    « Mets juste "Miel" dessus, chéri » ...
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