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La fin du tunnel
Datte: 05/08/2024, Catégories: fh, danser, humilié(e), regrets, Auteur: Bichou, Source: Revebebe
... Sois gentil, je vais te laisser et tu m’oublieras. Ce fut magnifique, beau et merveilleux, mais je ne suis pas amoureuse de toi. C’est mon mari que j’aime, je l’ai suffisamment trompé comme cela et je n’en suis pas fière. Je suis mortifié, incapable de la moindre parole. Elle se lève, va payer nos agapes au bar, se retourne vers moi, m’envoie un baiser, me lance un sourire. Je perçois dans ses yeux une lueur de tristesse et elle disparaît dans un gracieux mouvement. Retour à la case départ avec ce sentiment d’abattement que je connais maintenant bien. Je finis par quitter le restaurant, la tête basse et broyant du noir. Décidément, je collectionne les échecs et je me pose beaucoup de questions sur moi-même. XXXXXX Un soir, Geneviève me contacte. — Je suis honteuse, je ne t’ai pas encore remercié pour l’aide apportée lors de la mise sur pied du cabinet. — De rien, avec plaisir, d’autant qu’à l’époque je voulais sortir Fanny de son oisiveté. — Tu sais, elle s’est lancée à fond dans ce boulot, je suppose, pour oublier. — Travailler comme cela doit la changer de son passé, dis-je un peu sarcastique. — Elle fait la fière, mais en réalité elle ne vit pas bien votre séparation. — C’est tout de même elle qui m’a trompé. — Sans doute, mais elle espère de la compréhension de ta part. — Un peu facile ! Et moi, j’espérais un regret, voire un remords. Rien. Mais dis donc, c’est elle qui t’envoie ? dis-je d’un ton dur. — Absolument pas, n’aie crainte. Tu ...
... lui en veux toujours ? Ignorant la question, nous reprenons notre conversation, parlant de choses anodines. Sa voix chaude et mélodieuse m’apaise si bien que j’en viens à lui faire quelques confidences. — Mon patron me soutient. Il a même décidé de stopper le sponsoring au club de foot. Quelle revanche pour moi ! — J’imagine que cela t’a aidé ? — Oui, j’ai vraiment de la chance de pouvoir compter sur quelqu’un d’aussi fiable. J’ai aussi beaucoup parlé avec lui, et il m’a fait comprendre que nous voguons dans un milieu bling-bling, c’est-à-dire, superficiel, où seul le paraître compte. — Tu as fait du chemin, dirait-on. — Oui, et si dans ce monde l’on peut faire des rencontres, elles restent sans lendemain — Tu as rencontré quelqu’un ? — J’avais rencontré, mais cela n’a pas duré. J’ai compris que je n’avais été qu’une passade, un jouet, une manière de faire passer le temps agréablement. — Je suis désolée pour toi. À propos, Fanny avait aussi rencontré un homme. Le savais-tu ? — Non. — Cela l’a stabilisée. Mais comme toi, elle a rompu et ça la laisse encore un peu plus dans l’amertume. Je suppose que du coup, elle doit également se contenter de quelques rencontres brèves. — Oui, c’est la vie, dis-je, philosophe. Elle comme moi nous ne sommes pas des bêtes de sexe, mais nous avons tout de même des besoins à assouvir. Un blanc s’installe entre nous, une gêne. — Excuse-moi, mais j’ai encore du travail, quelques rapports à lire. Une manière de s’échapper ...