1. Adrien, l’amour fou – histoire complète (12)


    Datte: 19/07/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Sylvainerotic, Source: Hds

    ... de passer du temps avec toi, en tout bien tout honneur. J’aimerais qu’on soit ami, car ça serait une belle façon de boucler la boucle avec toi.
    
    C’est amusant car c’est exactement ce que tu me dis ce jour-là… « on n’a pas su être amant, est ce qu’on ne se donnerait pas une chance d’être ami ? » … L’idée me plait. Après tout, on a toujours été ami… et les choses n’ont jamais été haineuses entre nous. Juste des différences d’attente, de maturité.
    
    On se revoit donc de temps en temps. Et nos rencontres sont toujours aussi plaisantes. D’un côté tu n’as pas changé. Tu es toujours aussi intéressé, intellectuellement brillant. J’aime t’écouter. Mais tu es aussi beaucoup plus mature… tu es un homme maintenant. Un homme jeune, mais un homme. Tu n’es plus l’adolescent ni l’étudiant. Un autre homme… qui a tant en commun avec celui que j’ai connu avant.
    
    Je constate aussi que nos conversations sont plus équilibrées qu’avant. Un homme avec un homme…J’aime passer du temps avec toi, et nous sommes maintenant redevenus amis.
    
    Un soir, après un ciné, on fait une balade dans Paris. Un Paris romantique, avec ses lumières. On se confie un peu. Et doucement on se met à évoquer nos ruptures. Objectivement, sobrement. Sans passion, maintenant que le temps a passé. Un peu comme une thérapie. On comprend mieux le ressenti de l’un et de l’autre. La passion folle de ton coté lors du premier chapitre de notre histoire. L’incapacité à attendre alors que je voulais aller un peu plus lentement, ...
    ... après ton coming out dramatique. Tu ris en repensant à quel point c’était immature, intransigeant. Et moi, mon insécurité, la peur de m’engager… peut être qu’après tout je n’assumais pas encore notre relation… Et puis après nous être remis ensemble, comment j’étais devenu collant, te voulant toujours à mes côtés, alors que toi tu avais des besoins sexuels incontrôlables. Tu en es presque gêné… tu évoques à quel point te retrouver dans cette école de commerce parisienne aux côtés de tous ces autres garçons riches et quelque part plus matures et flambeurs que toi a été un choc. Tu confesses que tu t’es laissé influencer si souvent… Les heures passent… et Paris défile sous nos yeux. Notre dialogue est libérateur. Nous sommes tous les deux contents de pouvoir parler de tout ça de manière dépassionnée, de pouvoir rationaliser, en adultes, les raisons de nos échecs. Sans placer la responsabilité sur l’autre. En avouant chacun nos erreurs. C’est tellement apaisant…On se retrouve sur le pont des Arts, côte à côte, on regarde la Seine ensemble
    
    - Tu es célibataire maintenant ?
    
    - Oui, et toi ?
    
    - Pareil- Mais je suis amoureux- Ah, c’est super, bravo… je suis content pour toi… qui est l’heureux élu ?
    
    Tu ne réponds pas. Je tourne la tête. Tes yeux sont humides. Puis une larme commence à couler le long de ta joue. Je comprends. On regarde de nouveau la Seine, cote à cote
    
    - Je n’ai jamais cessé de t’aimer… jamais
    
    J’ai les yeux humides. Je me retourne et te prends dans mes ...
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