1. « Matrone et Domina : Tullia, une patricienne hypersexuelle dans la Rome impériale » (21) : Baïes, d


    Datte: 11/07/2024, Catégories: Dans la zone rouge, Auteur: Olga T, Source: Hds

    ... Il a obtenu de pouvoir te laisser ce message, qu’il m’a demandé de te remettre en mains propres.
    
    Tullia, en tremblant, prend le parchemin. Elle le tend à Parsam, lui demandant de lire le message, car elle n’en n’a pas la force.
    
    En maîtrisant son émotion, Parsam lit à haute voix donc les derniers mots de Vettius Valens :
    
    « Meus Amor,Ovide, que nous aimons tant, toi et moi, écrivait ceci dans « L’art d’aimer » : « tandis que Vénus m’inspire, jeune beauté, prête l’oreille à mes leçons »Au moment de glisser une pièce à Charon, le passeur des Enfers, je sais combien te rencontrer, être aimé de toi a été un privilège. Ta beauté, ton immense culture, ta passion pour les arts et l’histoire sont uniques.
    
    J’aurais aimé connaitre notre enfant, t’en faire d’autres et continuer à vivre nos passions. Avant toi, j’ai connu beaucoup de femmes et j’étais un débauché. Avec toi, j’ai connu la femme et l’amour.
    
    J’ai aimé te partager, pas par vice, mais parce qu’un tel trésor ne saurait appartenir à un seul. Et je n’ai jamais rien connu de si beau que ton plaisir, ma Tullia !
    
    N’en veux pas à l’empereur. Il m’honorait de son amitié et de son affection. Je l’ai blessé en ayant été un des amants de Messaline. Du fait de notre proximité, il ne pouvait me pardonner, moi moins encore que tous les autres.
    
    Je meurs serein car je sais que tu es épargnée. Cela seul compte pour moi, qui ai compris trop tard qui était Messaline et combien elle était dangereuse.
    
    Je veux que tu vives, ...
    ... Tullia, que tu sois heureuse, auprès de ce cher Parsam, qui prendra soin de toi et que j’ai appris à connaitre et à aimer. Si tu le souhaites, marie-toi, prends autant d’amants que tu en as envie, jouis encore et encore en mémoire de notre amour. Je ne te demande pas de le promettre, je t’en donne l’ordre.
    
    En te quittant, je t’offre ces vers de Catulle, à toi, ma Lesbie adorée :« Vivons pour nous aimer, ô ma Lesbie !
    
    Et moquons-nous des vains murmures de la vieillesse morose.
    
    Le jour peut finir et renaître ; mais lorsqu'une fois s'est éteinte la flamme éphémère de notre vie, il nous faut tous dormir d'un sommeil éternel.
    
    Donne-moi donc mille baisers, ensuite cent, puis mille autres, puis cent autres, encore mille, encore cent ; Alors, après des milliers de baisers pris et rendus, brouillons-en bien le compte, qu'ignoré des jaloux comme de nous-mêmes un si grand nombre de baisers ne puisse exciter leur envie. »Vive et Gaude ! (Vis et jouis !)Te amo !
    
    Virum Tuum (« Ton homme »)Vettius Valens »
    
    Le visage de Tullia est inondé de larmes. Elle se jette dans les bras de Parsam. Oui, elle obéira aux dernières volontés de Valens. Ils n’ont pas besoin de parler, ils se comprennent. Ils ont envie d’être seuls, mais Narcisse n’a pas terminé sa pénible mission.
    
    • Je dois encore te faire connaitre les décisions de l’empereur pour ce qui te concerne ainsi que ta famille.
    
    • J’ai perdu ce que j’avais de plus de plus précieux, Narcisse, alors quelle importance ?
    
    • Ce ...
«1234...11»