1. 0325 Un été, un voyage et des retours.


    Datte: 05/07/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... lancée. Je n’aurais pas réussi non plus sans ce chirurgien que tu as sorti de nulle part comme un magicien. Quel exploit, putain ! Chapeau, l’artiste ! Merci, merci mille fois, merci un million de fois !
    
    — Tu sais, j’ai été tellement heureux d’être à tes côtés…
    
    — J’ai été horrible avec toi, et tu es resté !
    
    — Jamais je n’aurais pu partir quand tu avais le plus besoin de moi.
    
    — T’es un sacré bonhomme, toi !
    
    — Merci P’tit Loup !
    
    — Et désolé pour les horreurs que je t’ai dites à l’hôpital, il continue, tout en prenant ma main dans la sienne, je ne le pensais pas, j’étais juste en colère. Et j’avais une trouille terrible.
    
    — Je sais, je sais. Ça fait longtemps que j’ai oublié ce que tu m’as dit quand tu étais au plus mal.
    
    — Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée, Ourson !
    
    — Et toi, alors, mon P’tit Loup !
    
    Non, à Capri, rien n’est fini pour nous. Bien au contraire, je sens que je vis ici, dans ce cadre magnifique, quelque chose de fabuleux. Je crois que je n’ai jamais été aussi amoureux de mon beau brun.
    
    En regardant en arrière, je réalise que pendant un temps j’étais amoureux non pas de Jérém, mais du plaisir sensuel qu’il m’apportait, et de la stabilité affective que j’espérais il pourrait m’apporter.
    
    Je crois que je l’aime désormais pour ce qu’il est, avec ses qualités et ses défauts, ses craintes, ses angoisses, ses hauts, ses bas. Certes, ce garçon sait m’apporter un immense bonheur. Et ce bonheur, je le prends tout entier. Mais ce ...
    ... dont je suis certain désormais, c’est que la chose au monde qui me rend le plus heureux c’est de le savoir heureux, lui. Et quand je vois dans son regard et ses attitudes qu’il en est de même pour lui, je me considère comme un garçon chanceux, très chanceux.
    
    Je n’ai jamais été aussi heureux que de pouvoir être à ses côtés pour l’aider à remonter la pente, pour l’encourager, le soutenir, même si ça n’a pas été évident tous les jours. Je suis content de l’entendre dire à quel point ça l’a touché.
    
    Dimanche 24 août 2003.
    
    Aujourd’hui, nous remontons la Botte en direction de la France. Et voilà, nous sommes déjà sur le retour. Ces deux semaines ont filé si vite ! Heureusement, je vais passer encore quelques jours à Capbreton avant de rentrer à Bordeaux pour la reprise des cours.
    
    Ça, c’est ce que je pensais jusqu’à midi, en gros jusqu’à hauteur de Rome. Car le téléphone de Jérém sonne à nouveau à ce moment-là. A l’autre bout des ondes, un dirigeant de son club. Il appelle pour lui annoncer qu’il a été décidé qu’il terminerait sa rééducation dans un centre spécialisé à Paris. Le type lui rappelle que son contrat n’est renouvelé pour l’instant que jusqu’à la fin de la saison, dans l’attente de voir comment les choses évoluent. En gros, il faut que sa rééducation soit terminée mi-novembre, date à laquelle il devra avoir retrouvé le chemin du terrain de jeu. En clair, il est en sursis. Soit, ça passe, soit, ça casse. Et si ça casse, c’est le rebut. Une belle pression sur ses ...
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