1. 0324 Une finale en costard et un nouveau départ.


    Datte: 20/06/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds

    ... j’aurais pris sur moi, car j’aurais eu peur de me faire jeter (Casse-toi !), ou de me faire lancer des mots blessants à la figure (Je ne t’ai jamais demandé de rester avec moi !).
    
    Au fond, ce risque existe toujours. Mais c’est devenu un risque calculé. Je sens que j’ai désormais une cote, une confiance, une estime auprès de Jérém qui me permettent de lui parler franchement sans craindre de me faire jeter comme un malpropre. Jérém sait que j’ai raison, il prend sur lui et il maîtrise sa colère. Ce qui ne l’empêche pas d’exploser par moments :
    
    — Tu fais chier !
    
    Quand rien d’autre ne marche, j’ai aussi appris à le travailler au chantage sexuel. Un jour, excédé par son manque de motivation, je lui balance :
    
    — Si tu ne vas plus chez le kiné, je te suce plus !
    
    — Tu ne tiendrais pas deux jours ! relance le petit con.
    
    Ça, c’est vrai, il a parfaitement raison. Mais je ne m’avoue pas vaincu pour autant.
    
    — J’ai bien tenu six mois, c’est pas quelques jours de plus qui vont me faire vaciller ! je bluffe.
    
    — T’es vraiment qu’une salope ! il me balance, mi agacé, mi amusé.
    
    — Allez, file à ta séance, sale gosse ! Et si tu es sage, quand tu reviens, je te lèche tout ce que tu veux, autant que tu veux !
    
    Ce jour-là, Jérém est parti à ses séances. Ce soir-là, je l’ai fait jouir comme un malade.
    
    Lundi 11 août 2003.
    
    Au vu de l’avancement de la rééducation de Jérém et de sa récupération physique, mon beau brun est autorisé à quitter le Centre pendant deux ...
    ... semaines pour prendre des vacances et se changer les idées.
    
    Je suis tellement content que la récupération physique de mon beau brun avance bien, qu’il remarche enfin sans béquilles. Certes, il a gardé de ses accidents, une légère boiterie. Mais j’ai l’impression que c’est surtout psychologique, comme une façon de se protéger contre la crainte de refaire des dégâts, de cette peur qu’il n’arrive pas à se sortir de la tête.
    
    J’ai bon espoir que ces quelques jours de vacances vont lui faire du bien.
    
    Nous partons de Capbreton le lundi matin, moi au volant de sa belle allemande, Jérém à la place passager.
    
    C’est marrant cette inversion des rôles. A l’époque de nos révisions, j’étais monté quelques fois en voiture avec Jérém. Je me souviens avec émotion et un certain émoustillement de certains retours de boîte de nuit dans sa 205 rouge, direction l’appart de la rue de la Colombette. A l’époque, je n’avais pas encore le permis. Jérém était au volant, et moi à la place passager.
    
    Il fumait en conduisant. C’était dangereux certes, mais terriblement sexy. Le regarder conduire m’impressionnait. Inconsciemment, je trouvais que cette image de Jérém tenant le volant de sa voiture et contrôlant la direction de sa voiture était une analogie de ce qui m’attendait une fois arrivé à destination, le bonheur de lui laisser au pieu aussi le contrôle de la direction à suivre, de le laisser imposer ses envies, de me faire baiser jusqu’à ce que sa queue lui en tombe. Alors, oui, le regarder ...
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