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0324 Une finale en costard et un nouveau départ.
Datte: 20/06/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... Pici (sorte de gros spaghetti, un peu comme les Bucatini mais sans trou au milieu). Oui, nous goûtons tout. Y compris un mets particulièrement délicieux qui se décline lui aussi en une infinité de nuances suivant les régions et les rencontres : je veux bien entendu parler des « ragazzi ». Le soir, alors que nous nous baladons sur les quais le long de l’Arno, nous croisons un gars qui vient dans le sens opposé par rapport à nous. Il est grand, brun, il est beau et plutôt bien sapé, jeans, chemise blanche et veste bleu. Et il nous regarde. Je suis sûr qu’il nous regarde. Plus il approche, plus il nous regarde. Il doit avoir 25 ou 27 ans, et il est vraiment très sexy. Je finis par me rendre compte qu’il regarde surtout Jérém. Rien d’étonnant, vu sa belle gueule et son panache. Pendant un instant, je commence à croire qu’il va carrément venir nous aborder. Mais nous continuons d’avancer en sens contraire jusqu’à ce que nous nous passions à côté sans nous rencontrer. Ou presque. Au moment de nous croiser, il m’a semblé que le gars avait fait exprès de dévier un peu sa trajectoire pour effleurer le bras de Jérém. Surpris, ce dernier se retourne aussitôt. Je me retourne aussi. Le gars se retourne aussi, il ralentit son allure jusqu’à s’arrêter à une vingtaine de mètres de nous. Il s’appuie à la rambarde de la promenade et s’allume une cigarette. Le tout, sans jamais vraiment nous quitter du regard. On dirait qu’il attend. — Qu’est-ce que tu en dis ? me glisse ...
... Jérém. — Je ne sais pas trop… — Il est beau, non ? — C’est sûr… — Ça te dit ou pas ? Je ne sais pas quoi dire, j’hésite. C’est tentant, certes. — Si ça te dit pas, je m’en fous. On rentre et je te baise. Mais si ça te dit, ça peut être marrant… — Je pense en effet que ça peut être marrant. Mais il faudrait des capotes… — Je crois qu’il m’en reste, et du gel aussi. Oui, Jérém a eu une vie sexuelle pendant notre séparation. Je le sais. Mais je ne peux m’empêcher de ressentir un pincement au cœur en ayant la confirmation de cette façon, à ce moment précis. Mais au fond, je suis content qu’il ait pris toutes ses précautions. Jérém lui fait signe d’approcher. — Ciao belli, nous lance le type. — Ciao, fait Jérém. — Io sono Giovanni, il se présente. — Io sono Jérémie, et lui est Nicolas, fait mon beau brun. — Francesi ? demande Giovanni, l’œil pétillant. — Si, francesi. L’œil pétillant est alors embrasé par une belle étincelle lubrique. Une minute plus tard, Giovanni nous suit pour rentrer avec nous. A l’hôtel, il nous suce tous les deux. Puis, il se fait baiser par Jérém. — Dai, scopami bene, fighetto francese ! (Allez, baise-moi bien, le bogoss français !) il soupire, alors qu’il se fait bien tringler par le beau rugbyman. Après s’être fait démonter par mon bobrun, Giovanni ne demande pas mieux que je lui offre le même plaisir. Je m’applique à faire de mon mieux, car il est toujours délicat de passer après un champion. Mais ...