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0324 Une finale en costard et un nouveau départ.
Datte: 20/06/2024, Catégories: Entre-nous, Les hommes, Auteur: Fab75du31, Source: Hds
... sont nombreuses, nous allons passer une frontière, et nous éloigner de Toulouse de plus de 1500 bornes. La prochaine étape de notre trip, c’est la mer. Le soleil nous accompagne sur l’autoroute vers l’Aude. Je n’arrive pas encore à croire que nous en sommes enfin là, que je conduis la voiture de Jérém et que nous allons passer deux semaines ensemble. C’est la première fois que nous passons autant de temps rien que tous les deux. Ce sont nos premières vacances, en dehors des escapades magiques à Campan, nos premières vacances en amoureux. Je mesure la distance parcourue entre nos premières « révisions », cette période où Jérém s’entêtait à me voir comme un défouloir de ses envies sexuelles refoulées, et cet instant où, après nous être séparés, après avoir passé tant de mois difficiles, nous partons en vacances ensemble. Et ça me donne le vertige. Jamais mon Jérém ne m’a autant touché. Ce garçon a ravi mon cœur et m’apporte un bonheur immense. J’ai besoin de le toucher pour être sûr que cela n’est pas un rêve. Je pose ma main sur sa cuisse, il tourne aussitôt la tête vers moi, il me regarde. Et il me sourit. Puis, il se penche vers moi et il pose un bisou dans mon cou. J’ai envie de pleurer de bonheur. Dès la sortie d’autoroute, un Concerto en C majeur nous attend. « C », comme cigales. Un concert à la fois monophonique et symphonique, une boucle répétée à l’infini pour souhaiter la bienvenue aux vacanciers dans cette région de vacances. Un Concerto pour nous ...
... annoncer qu’on y est presque, que la mer est proche, et que dans quelques minutes les pieds toucheront le sable et l’eau salée. Je retrouve avec émotion les étangs de Gruissan, le massif de la Clape, ce paysage sauvage composé de forêts de pins méditerranéens, de garrigue, de roche affleurante, de vigne, de soleil. Et de cigales. Je suis comme toujours fasciné par ce terroir de caractère, cet environnement sec et caillouteux, difficile pour l’Homme, mais d’une beauté époustouflante. Tant de souvenirs remontent en moi. Mes étés d’enfance, lorsque je venais à Gruissan avec Elodie et ma marraine, sa maman. Puis, mes étés d’adolescent, lorsqu’Elodie et moi avons commencé à venir seuls. Je me souviens des longues heures sur la plage, glissées entre baignade, bronzette, lectures diverses, discussions avec Elodie sur les sujets les plus divers, et les bonnes tranches de rigolade. Et aussi, évidemment, ces longs moments à laisser mon regard vagabonder à la recherche de la beauté masculine, à regarder les petits mecs sur la plage. Au début, je culpabilisais. Je ressentais un sentiment de honte. Je ne comprenais pas ce qui se réveillait en moi. Puis, j’ai dû me rendre à l’évidence. Regarder les garçons m’apportait un bonheur immense, un émoustillement certain, et une frustration tout aussi immense de ne pas pouvoir, de ne pas savoir les approcher. Tant d’émotions qu’aucune nana ne m’a jamais apportées. Gruissan a également été le théâtre, les dernières années, de séjours plus ...