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Comme une boule de flipper.
Datte: 18/06/2024, Catégories: fh, banlieue, cave., Auteur: Iovan, Source: Revebebe
... bague ! — Mais… Non, non… je vous assure, vous vous… trompez… elle n’est pas à moi. Je n’ai pas de… Elle lui donnait du « Vous » essayant de marquer la distance… Tu penses… ! — Vé… je sais bien qu’elle est pas à toi… j’ai dit ça exprès pour te parler… T’y es trop belle, j’ai jamais vu une meuf comme toi ! Je voudrais qu’on sorte ensemble… ! T’es trop un canon, là ! Abdel était tout sourire, charmeur… Ses compliments, son accent, ses mimiques, en plus il était mignon… Corynne avait commencé à sourire. Elle tenta de se reprendre, sérieuse : — Non…Écoutez… j’ai rendez-vous en ville avec une copine et je vais être en retard ! Ce qu’il ne fallait pas dire… ! — Balek*… ! Je t’amène ma gazelle ! Il te faisait entrer dans sa tanière, ma gazelle… — Tu m’attends, hein… juste une minute… je vais chercher ma tire… Il partit en courant…« c’était dans la poche ! » Quelques instants plus tard, après avoir éjecté les potes, il était devant l’Abribus, au volant de sa puissante berline. Corynne l’attendait. Elle avait bien été tentée de fuir. Mais toute sa bonne éducation s’était révoltée, ç’aurait été un manque de politesse inqualifiable ! Parfois, la bonne éducation, elle serait bien inspirée d’aller se promener ! De plus, la mignonne se sentait maintenant irrésistiblement attirée par ce que lui laissait entrevoir le garçon. Abdel se pencha et ouvrit la portière passager… — Monte, ma gazelle ! Corynne s’installa, boucla sa ceinture. Séduite par ...
... l’odeur luxueuse de cuir neuf, auquel se mêlait un délicat parfum d’herbe, quelques effluves de la coûteuse eau de toilette du garçon, elle se sentait entrer dans un monde dont elle ignorait tout et, elle devait bien le reconnaître, cela avait quelque chose de grisant. Abdel fut pendant tout le trajet d’une correction et d’une gentillesse exquise… Le gars avait oublié d’être idiot ! Il savait qu’avec celle-ci, ce n’était pas des mêmes armes qu’avec la radasse de base qu’il fallait user et, il devait bien le reconnaître, ce petit jeu l’amusait. Arrivés à destination, au croisement de la rue Thiers et de la rue Jeanne d’Arc, Abdel se pencha légèrement vers Corynne, avec juste un rien d’implorant dans la voix. — Tu sais… J’ai pas envie de te quitter… je suis trop bien avec toi ! Tu veux pas demander à ta copine si je peux pas vous accompagner… ? Corynne lui sourit et, candide, lui avoua qu’elle n’attendait personne. « … une boule flipper… qui roule » Ils passèrent l’après-midi ensemble, promenades, lèche-vitrine… Abdel disait des bêtises, la faisait beaucoup rire… la serrant parfois de près, mais toujours très correct… Son téléphone sonnait souvent, alors il s’éloignait de quelques pas et parlait en arabe… puis revenait… souriant. — Business, ma gazelle… on n’est jamais tranquille ! Ils s’installèrent rue Ganterie pour un pot que lui offrit Abdel, à la terrasse d’un petit troquet qui donne sur la rue. C’était sympa, la jolie Corynne adorait… ! — Je ...